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« Ce n’est pas le vélo qui va les sauver » : Michel Couturier affermit sa position face au Sentier de la Rive

Écrit par Kevin Vallée Date : 29 sep. (5H00)
À la une Clermont La Malbaie
Michel Couturier n'est pas passé par quatre chemins pour démontrer son opposition au Sentier de la Rive, lors d'une entrevue accordée lundi matin au Grand Réveil de Charlevoix, critiquant sévèrement le projet de piste multifonctionnelle. Le maire de La Malbaie et préfet de la MRC de Charlevoix-Est défend fermement le retour du train de marchandises dans Charlevoix, stipulant « travailler pour nourrir des familles et créer de l'emploi ».

L’élu qualifie de déplorable la « dualité » qui oppose le retour du train de marchandises à un projet qui « serait » intéressant, croit-il, seulement « si » le terrain n’appartenait pas à quelqu’un d’autre et que le chemin de fer n’avait plus aucun potentiel dans la région. « On n’est pas là », a-t-il tranché, alors que la MRC a maintenant en main les résultats d’une étude qui démontrerait la favorabilité de la relance du train de marchandises.

M. Couturier stipule qu’il s’agit là d’une façon de lutter directement contre une courbe démographique inquiétante. L’estimation de coût frôlant les 40 millions de dollars peut paraître haute, convient-il, mais le préfet met de l’avant qu’il s’agit là d’une somme moins importante que le Sentier de la Rive, d’autant plus qu’il estime qu’attirer des entreprises additionnelles constituerait une plus grande victoire pour la région.

Michel Couturier soulève également des questions concernant le Sentier de la Rive, qui n’est pas assez « mis au défi», croit-il. Son questionnement principal concerne l’érosion des berges, qui serait adressée à coup de centaines de milliers de dollars par année par le Chemin de fer de Charlevoix. « Qui va payer pour ça, s’il n’y a plus de rail? », se demande le maire, précisant que la machinerie nécessite des rails et qu’environ 15 kilomètres de sentiers sont sans accès.

Le préfet de la MRC de Charlevoix-Est juge qu’il ne manque pas de place pour faire de sport dans Charlevoix, alors qu’il y a un besoin criant d’emplois.

Ceci étant dit, le dossier suivra son cours à la MRC, alors que M. Couturier et son collègue de Clermont, Luc Cauchon, iront faire des représentations sur la Côte-Nord quant au train de marchandises. Un plan d’affaires et une stratégie doivent être élaborées avant de présenter le projet de façon plus officielle et d’entamer la phase de financement.