Chantal Rouleau à la Solidarité sociale : un « affront » pour le communautaire
Date : 23 avr. (5H00)
Le mouvement Communautaire à boutte demandait la démission de la ministre alors que les organismes communautaires du Québec plaident pour un meilleur financement, des conditions de travail adéquates et une reconnaissance de leur mission.
Au dévoilement du conseil des ministres de Christine Fréchette mardi, la directrice de L’Éveil et porte-parole de la cellule Charlevoix Lucie Carré s’est sentie frustrée. Elle qualifie même cette nomination d’un « affront ».
Selon Lucie Carré, la situation démontre le manque de connaissance du gouvernement des réalités des organismes communautaires. « On dirait qu’ils sont déconnectés et ils ne prennent pas la peine de vouloir le connaître. Ce ministère-là a pratiquement été pelleté à la demande. On voit qu’il n’a pas d’importance », plaide Mme Carrée.
Le lien de confiance entre le milieu communautaire et le ministère de la Solidarité sociale semble être brisé. Difficile de le recréer, estime la directrice de L’Éveil.
« Hier, tout le monde était prêt à aller next level. Ça a alimenté encore plus la grogne », soutient Lucie Carré. Même si cette dernière estime que les organismes de Charlevoix sont « faits fort », elle constate que « les équipes sont précaires ». « Il y en a dernièrement qui ont quitté pour maladie », affirme-t-elle.
Les organismes communautaires avaient d’ailleurs tenu une manifestation dans les rues de La Malbaie le 31 mars dernier regroupant près de 200 personnes.
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