Comité de démolition : les citoyens « sans droit de parole », s’inquiète un sinistré de Baie-Saint-Paul
Date : 11 juin. (5H02)
Un des sinistrés de la rue Saint-Joseph, Yves Giroux, qui agit comme porte-parole pour un groupe de citoyens, s’inquiète de voir les résidents « sans droit de parole ».
Il est maintenant statué que tous les conseillers municipaux de Baie-Saint-Paul siègeront au comité de démolition, contre seulement 3 auparavant. Toutes les décisions du comité deviennent « finales » et aucune demande de révision ne pourra être rendue possible.
« C’est de plus en plus opaque la suite des choses », craint Yves Giroux qui s’est adressé au conseil de ville lundi soir en séance publique. « Le comité de citoyens se retrouve sans droit de parole », déplore-t-il.
Le maire de Baie-Saint-Paul, Michaël Pilote, a répondu en indiquant que « [la ville] ne veut pas cacher les choses ».
Selon ce qui a été mentionné, la Ville et le regroupement de citoyens auraient tenté de se rencontrer, mais le désistement d’un des sinistrés, ne pouvant assister à la rencontre, a forcé l’annulation de la réunion. « On est allé vers vous pour parler et il n’y a pas eu de retour », a renchéri Yves Giroux qui parle même de « frustration de la part [du comité de citoyens] ».
D’autres sinistrés, comme Émilia Rochetta, avaient fait part au FM Charlevoix de leurs inquiétudes dans ce dossier espérant que la Ville fasse marche arrière dans sa décision d’annuler le droit de révision des dossiers de démolition, qui est tombée au moment de modifier le comité de démolition, le 6 mai dernier.
Le maire Pilote expliquait que la démarche concordait avec la Loi sur l’aménagement du territoire. Quant à la modification du comité de démolition, M. Pilote stipulait que la complexité des dossiers a motivé la décision de la Ville.
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