Compensations financières pour proches aidants : « un pas dans la bonne direction »
Date : 2 fév. (4H40)
L’allocation pour les proches aidants, autrefois le « chèque emploi-service » devient donc l’allocation d’autonomie à domicile. Le taux horaire serait de 21 $.
Les CLSC auront un rôle d’importance dans la coordination avec le proche aidant, le bénéficiaire et les organismes communautaires. « Au Québec, déjà on sait qu’il y a environ 1,5 million de proches aidants. Les gens ne vont pas tous recevoir une rémunération. Il va falloir se qualifier auprès d’un travailleur social » selon des critères, explique Michel Beaumont, directeur général de la FADOQ Québec-Chaudière-Appalaches.
Ce dernier estime que l’annonce du gouvernement est « un pas de géant » dans le soutien des proches aidants d’autant plus que les bénéficiaires veulent rester le plus longtemps possible à la maison.
Toutefois, Michel Beaumont constate que certains bénéficiaires avaient de la difficulté à accéder aux soins à domicile, selon un sondage mené par la FADOQ. « C’est important de simplifier le processus. Là ils nous annoncent des investissements, mais il ne faut pas que les proches aidants se perdent dans un processus lourd et interminable », soutient M. Beaumont.
Il espère que les critères de qualification des proches aidants ne seront pas trop sélectifs, « parce qu’il y en a déjà qui font énormément de travail ». « C’est prouvé que les proches aidants font économiser vraiment au système de santé », insiste Michel Beaumont.
Renée-Claude Laroche, intervenante auprès des proches aidants pour le Centre d’action bénévole de Charlevoix voit d’un bon œil les compensations financières pour les aidants naturels qui est « un pas dans la bonne direction pour la reconnaissance gouvernementale et sociétale ».
« Ça vient reconnaître leur apport et en même temps ça aura probablement l’effet aussi de soulager le service et de répondre à un plus de monde », croit Renée-Claude Laroche.
Toutefois, elle souhaite apporter quelques nuances.
Mme Laroche aurait souhaité que davantage de soins soient reconnus et un meilleur soutien pour les organismes communautaires.
« Au moins c’est un grand pas en avant. Maintenant, on ne veut pas que ça devienne une promesse de politiciens », ajoute de son côté Michel Beaumont assurant que la FADOQ gardera un œil ouvert sur la mise en application de la mesure.
