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Conflit en Iran : des agriculteurs demandent l’abolition de la bourse du carbone

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 4 mars. (8H28)
À la une Environnement
Les agriculteurs de Charlevoix subissent les contrecoups du conflit en Iran et plusieurs s’inquiètent de l’ampleur que pourrait prendre la situation à l’aube d’une nouvelle saison estivale jugée critique.

Mardi, le prix du litre d’essence a fait un bond de 12 sous dans Charlevoix en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz au Moyen-Orient, qui permet la circulation de 20 % du pétrole mondial.

« Depuis deux jours, avec tout ce qu’on entend, les agriculteurs sont très stressés », confirme Yves Laurencelle, président de l’Union des producteurs agricoles de la Capitale-Nationale-Côte-Nord.

Pour réduire l’impact fiscal du conflit sur ses membres, ce dernier réclame des mesures immédiates pour offrir une marge de manœuvre aux producteurs de l’ensemble du Québec. Selon lui, l’abolition de la taxe carbone serait « un très bon premier pas » :

Pour Yves Laurencelle, la discussion mérite d’être poussée plus loin. Il invite le Québec à réfléchir sur la dépendance collective de la province au pétrole américain, alors qu’un projet de pipeline reliant le territoire à l’Alberta est bloqué depuis des années.

Selon Yves Laurencelle, il n’est pas normal que le Québec flanche au moindre remous, surtout dans un pays qui déborde de ressources naturelles comme le Canada :

« Oui, on va développer des moyens alternatifs, on va continuer à développer [la transition énergétique], mais en même temps il faut qu’on utilise nos ressources naturelles chez nous », ajoute-t-il.

Yves Laurencelle maintien que la discussion est cruciale dans un monde de plus en plus instable. « Du monde instable, il y en a de plus en plus. On n’aurait jamais pensé que notre voisin aux États-Unis allait faire ce qu’il fait. Il va falloir qu’on apprenne à contrôler chez nous ce qu’on a et à travailler un peu plus avec ce qu’on a », dit-il.

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a également exhorté le gouvernement du Québec et les candidats à la chefferie caquiste, Bernard Drainville et Christine Fréchette, à s’engager à abolir la taxe carbone rapidement.