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Défaite de François Gariépy : « le constat, c’est qu’il y a une vague conservatrice »

Écrit par Kevin Vallée Date : 5 oct. (22H07)
À la une Politique
La victoire du Parti Québécois, lundi soir, n'a pas eu la saveur escomptée pour les militants péquistes réunis au Camp Le Manoir des Éboulements. Pendant que la formation politique souverainiste accumulait les gains à travers le Québec, le non-verbal du candidat François Gariépy a changé au même rythme que son opposante conservatrice, Caroline Simard, a creusé l'avance dans la circonscription de Charlevoix-Côte-de-Beaupré.

« C’est seulement le début », a-t-on pu entendre dans l’équipe Gariépy après que les quelques premières boîtes dépouillées aient nettement avantagé le Parti conservateur du Québec à l’échelle locale. Alors que Radio-Canada confirmait un gouvernement du PQ à 20h57, la salle a pu célébrer en bonne et due forme en considérant qu’il était, effectivement, encore tôt.

L’écart n’a cependant jamais rétréci dans la circonscription, alors que le retard à combler était déjà de plus de 1000 votes après les résultats de 50 bureaux de scrutin sur 189. Les célébrations de victoires péquistes ont commencé à résonner différemment, d’autant plus que la majorité escomptée a été écarté peu avant 22h.

Si François Gariépy se disait confiant de gagner et satisfait de sa campagne, quelques minutes avant le dépouillement, force est d’admettre que l’appui au PQ dans la région s’est lui aussi détérioré depuis l’annonce de sa candidature, le 25 août dernier. L’agrégateur de sondages Qc125 estimait alors que 39% des électeurs comptaient offrir leur vote à la formation souverainiste, chiffre constituant le strict minimum projeté depuis mars 2024.

À 22h30, le Parti conservateur du Québec comptait sur 39,4% des appuis, contre 25,6% pour le Parti Québécois.

« Je ne le prends pas personnel », a toutefois réagi M. Gariépy suite à l’officialisation de l’élection de l’ancienne députée libérale, Caroline Simard. Questionné à savoir si une candidature plus consensuelle que la sienne aurait pu changer la donne, l’ancien animateur de Radio X a affirmé croire le contraire, sans préciser le fond de sa pensée.

Le principal intéressé attribue cette défaite, somme toute franche, à une vague conservatrice qui a progressé tout au long de la campagne dans la grande région de la capitale. « Éric Duhaime a connu une bonne campagne et on paie le prix à Québec », analyse-t-il.

Aucun député péquiste n’a effectivement été élu dans la Capitale-Nationale. « Soyons francs, l’enjeu du troisième lien demeure un sujet de discussion, et […] je crois que ça n’a pas aidé de ne pas le promettre », a-t-il analysé en mêlée de presse. « Il faudra le considérer, tôt ou tard ».

Plus personnellement, François Gariépy se dit « franchement déçu », avouant que faire de la peine à ses bénévoles n’est pas facile. « J’aurais tellement aimé être là pour les gens de Charlevoix et de la Côte-de-Beaupré et je crois que j’aurais été un bon député ».

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