Fermeture du Massif : Éric Duhaime lynche la stratégie syndicale
Date : 20 jan. (10H06)
À la vue de sorties de différents intervenants du monde politique et économique depuis l’annonce survenue il y a moins de 24 h, la réputation du Syndicat des salariés du Massif de Petite-Rivière-Saint-François (CSN) en prendra aussi un coup.
Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), formation qui trône au deuxième rang des intentions de vote aux prochaines élections dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré, a d’ailleurs affirmé que « les syndicats nuisent à l’économie québécoise » en partageant la nouvelle sur ses réseaux.
« Nos lois du travail débalancées à l’avantage de ces centrales syndicales font du Québec le champion des grèves en Amérique. La fermeture du Massif envoie le pire des messages. Un triste symbole du syndicalisme extrémiste. 300 emplois perdus pour la saison et des retombés de dizaines de millions $ de moins pour la région. Il est grandement temps d’empêcher ces syndicats de prendre la population en otage et les remettre rapidement au service des travailleurs », a-t-il rédigé, mardi matin.
Olivier Primeau, homme d’affaires connu dont le nom est ressorti récemment pour possiblement présenter une candidature à la chefferie de la Coalition Avenir Québec (CAQ), a aussi effectuée une sortie sur les différentes plateformes.
Félicitant avec ironie le Syndicat pour son approche « rigide où tout le monde perd », accusant même les syndicats de jouer « avec l’économie ».
« Et cette fois-ci, ce n’est pas une entreprise isolée qui en paie le prix : c’est une région complète. Soyons clairs dès le départ : oui, les syndicats sont importants. Ils ont joué et jouent encore un rôle pour améliorer les conditions de travail, la sécurité, les horaires, les salaires. Personne ne remet ça en question. Mais leurs méthodes, elles, sont complètement dépassées », écrit-il.
Rappelons que le Syndicat des salariées du Massif de Petite-Rivière-Saint-François (CSN) a décidé de déclencher une grève générale illimitée moins de 24 h après l’utilisation d’une première d’une banque de dix journées de grève à utiliser au moment jugé opportun.
Silence radio du Massif
Avant même ces sorties, la présidente Annick Simard a accepté de venir sur nos ondes mardi matin pour expliquer la vision du Syndicat dans ce conflit. Mentionnons que nous avons procédé à plusieurs demandes d’entrevues auprès du Massif de Charlevoix pour venir expliquer la leur. Chacune d’elles ont été refusées, pour l’instant.
Pour réécouter l’entretien complet d’Annick Simard au Grand Réveil de Charlevoix :
