Fraude et vol : l’ancienne DG adjointe de Petite-Rivière-Saint-François condamnée
Date : 29 jan. (10H27)
Selon la Procureure, les faits se sont étalés sur une période de dix mois, entre le 9 janvier et le 12 octobre 2020.
C’est une plainte de la directrice générale de l’époque, Francine Dufour, le 16 octobre 2020, pour un vol de 1 950 $ dans le coffre-fort de la municipalité qui a permis de découvrir le pot aux roses. À ce moment, seulement quatre personnes y avaient accès, dont Caroline Marier, et 6 000 $ devaient s’y trouver.
Toujours selon le résumé sommaire des faits, Caroline Marier a indiqué à une autre employée de la municipalité qu’elle remettrait une somme de 2 000 $ qu’elle avait dérobés du coffre-fort sans autorisation. C’est à la suite de cet épisode que Mme Marier a été suspendue.
Rencontrée volontairement par les policiers, elle mentionne avoir eu à débourser 2 145 $ pour son garçon et qu’elle avait emprunté, en date du 1er juin 2020, 2 000 $ dans le coffre-fort de la municipalité.
Toutefois, des vérifications sur des cartes bancaires d’employés de Petite-Rivière-Saint-François présentaient plusieurs transactions frauduleuses, dont une datant du 9 janvier 2020 effectuée par le conjoint de Caroline Marier. Sur une seconde carte d’une autre collègue, 14 transactions frauduleuses ont été réalisées pour un montant de 695,17 $. Sur une troisième carte, 75 transactions ont été répertoriées pour un total de 6 225,31 $.
Au final, 6 920,48 $ ont été dérobés à la municipalité, sans compter 2 000 $ volés dans le coffre-fort. La grande majorité de la somme a été remboursée. L’utilisation de cartes Air Miles appartenant à Caroline Marier a permis de relier les transactions frauduleuses à l’accusée.
Cette dernière a notamment obtenu une sentence suspendue pour un des trois chefs d’accusation avec une ordonnance de probation de 24 mois. Elle devra effectuer 240 heures de travaux communautaires dans un délai de 18 mois, en plus de rembourser une somme manquante de 714,04 $ d’ici les trois prochains mois. Caroline Marier a reçu sa peine à la fin novembre 2024.
Son dossier, initialement traité au Palais de justice de La Malbaie, a été transféré à Québec puisque l’accusée réside maintenant dans cette région.
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