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Fusion municipale : une semaine plus tard, Sylvain Tremblay « ne la comprend pas »

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 27 mai. (0H00)
À la une Baie-Sainte-Catherine Saint-Siméon
Une semaine depuis que Baie-Sainte-Catherine a annoncé l’abandon des démarches de regroupement, la pilule est toujours difficile à gober à Saint-Siméon.

De retour d’Europe, le maire Sylvain Tremblay essaie toujours de s’expliquer la décision. Il déplore que son équipe a appris la nouvelle par les médias et juge qu’il aurait été respectueux d’attendre son retour au pays. « J’avais bien annoncé mes dates de retour », soutient l’élu.

Parmi les arguments soulevés par communiqué mercredi dernier, le maire Tremblay n’achète pas celui voulant que Baie-Sainte-Catherine serait demeuré « exactement au même point » financièrement. Bien que la baisse du taux de taxation aurait été minime dans un scénario où seules les deux municipalités se regroupaient, mettant de côté toute annexion avec les TNO de Sagard et du Mont-Élie, il rappelle que le ministère des Affaires municipales aurait débloqué un demi-million de dollars pour contribuer aux efforts.

M. Tremblay signale qu’une augmentation de la population d’environ 200 à 1500 citoyens aurait offert à tous un meilleur « rapport de force » dans Charlevoix-Est, permettant de faire progresser des dossiers tels que l’usine de traitement des eaux usées de Baie-Sainte-Catherine et de l’accès aux soins de santé :

Sylvain Tremblay se dit bien au fait des critiques à son endroit, notamment pour avoir tenu une conférence de presse confirmant l’intérêt de Saint-Siméon pour la fusion, sans non plus consulter Baie-Sainte-Catherine au préalable.

Aujourd’hui, il révèle qu’il avait déjà senti un pas de recul de Baie-Sainte-Catherine lors d’une rencontre tenue quelques jours avant cette conférence. Il a décidé de faire patte blanche et rendre l’information publique. Sylvain Tremblay dit aussi avoir proposé une soirée d’information pour les citoyens de Baie-Sainte-Catherine, une invitation tombée lettre morte :

Quant à l’argument identitaire, le maire de Saint-Siméon s’y dit plus sensible. Il rappelle cependant que Baie-des-Rochers et Port-au-Persil ont conservé leur cachet, malgré une fusion avec Saint-Siméon. « C’est comme si vous me disiez : M. Tremblay, avez-vous un préféré dans vos quatre enfants ? Non, ils tous leur caractère et je les aime de la même façon », image-t-il. Il rappelle qu’un élu de Baie-Sainte-Catherine aurait siégé à la table de conseil, comme c’est le cas pour Baie-des-Rochers et Port-au-Persil.

Si Baie-Sainte-Catherine changeait d’avis prochainement, la poussière doit retomber, dit le maire Tremblay. Il rappelle que les enjeux de pénurie de main-d’œuvre, de dévitalisation et de diversification des revenus ne disparaîtront toutefois pas par magie pour aucune des deux municipalités :

Fait intéressant : Saint-Siméon affirme, preuve à l’appui, que le ministère des Affaires municipales avait proposé un scénario de regroupement permettant aux citoyens de Baie-Sainte-Catherine d’obtenir une baisse du taux de taxation de 1,28 $ à 0,80 $ par tranche de 100 $ d’évaluation. Ce scénario incluait toutefois l’annexion des TNO de Sagard et du Mont-Élie, option écartée par la MRC de Charlevoix-Est. Selon les projections, cela aurait entraîné une hausse de 5 cents pour les résidents des TNO et de Saint-Siméon.

Ce scénario ne se retrouve pas dans le document publié sur le site Web de la municipalité de Baie-Sainte-Catherine. Ce dernier présente plutôt deux autres scénarios, dont l’un inclut également l’annexion des TNO. Ces scénarios proposent des diminutions de moins de 2 cents par 100 $ d’évaluation

Le maire Donald Kenny doit commenter la décision de son conseil municipal mercredi avant-midi.