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Hausse du prix de l’essence : en prendre et en laisser en période électorale

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 7 mai. (11H49)
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Le coût élevé de la vie sera l’une des priorités, si ce n’est pas la principale priorité, des électeurs lors de la campagne électorale à venir au Québec, en octobre prochain. La hausse du panier d’épicerie, du coût du logement et du prix du litre d’essence met à mal la classe moyenne qui tente de maintenir la tête hors de l’eau.

Il ne sera donc pas étonnant que des partis politiques utilisent cette crise de l’inflation pour faire du gain politique en proposant, par exemple, des coupures de taxes sur l’essence, comme vient de le faire le gouvernement fédéral de Mark Carney temporairement. Il s’agit entre autres de l’une des mesures phares du Parti conservateur du Québec, qui réclame depuis des lunes le retrait du Québec de la bourse du carbone.

L’expert en énergie au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal, Yvan Cliche, avertit que cette stratégie, bien qu’elle réduirait l’impact à la pompe chez les automobilistes, viendrait toutefois avec une contrepartie :

« À chaque politique publique, il y a ses effets inattendus ou néfastes », met-il dans la balance.

Le Bureau de la directrice parlementaire du budget a récemment tranché que la suspension de la taxe d’accise sur l’essence du gouvernement Carney est une mesure mal ciblée pour venir en aide aux Canadiens les plus durement touchés par la crise actuelle. L’entité a également signalé que les grandes entreprises pétrolières absorbent actuellement une partie des économies engrangées par cette mesure.

Pour en apprendre davantage sur la situation actuelle quant aux conséquences actuelles et possiblement à venir dans le conflit en Iran :