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« Il s’intéresse aux régions » : le Mont Adstock a approché la Compagnie des montagnes de ski du Québec

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 30 jan. (4H50)
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Après le Mont Grand-Fonds, le Mont Lac-Vert et possiblement le Mont Édouard, la Compagnie des montagnes de ski du Québec pourrait ajouter le Mont Adstock à son répertoire.

Le directeur général du Mont Grand-Fonds, Sébastien Tremblay, qui collabore avec le promoteur suisse Christian Mars depuis son arrivée au Québec, confirme que des discussions ont eu lieu entre la Coopérative de solidarité récréotouristique du Mont Adstock et la Compagnie des montagnes de ski du Québec depuis les derniers mois.

Contactée par le FM Charlevoix, la présidente du conseil d’administration de la Coopérative, Marie Piuze, indique que son organisation est elle-même entrée en contact avec M. Mars pour lui signifier leur intérêt face à un possible partenariat. L’homme d’affaires aurait tenu deux rencontres au Mont Adstock, près de Thetford Mines, depuis le début des discussions, à l’automne 2024.

« On ne doit pas être les seuls sur la liste d’attente », souligne Mme Piuze, pour témoigner de l’impact immédiat qu’a Christian Mars sur l’industrie québécoise du ski.

La rapidité d’exécution et le sérieux la Compagnie des montagnes de ski du Québec au Mont Grand-Fonds font effectivement rêver. Le maire d’Adstock, Pascal Binet, signale pour sa part être rapidement entré en contact avec son homologue de La Malbaie, Michel Couturier, pour en connaître plus sur le personnage, quelque temps après les annonces de partenariat conclu dans Charlevoix-Est.

« On a toujours eu une approche concertée avec notre population, il existe une sensibilité pour notre projet de développement au Mont Adstock. On l’a aussi senti chez M. Mars. », déclare l’élu, qui agit à titre d’accompagnateur à la Coopérative dans ce dossier.

« J’ai envie de dire que ça fait changement d’avoir des promoteurs qui s’intéressent aux régions. La vitalité économique du Québec passe aussi par les périphéries. Oui, nous sommes des petites municipalités, on n’a pas toutes les ressources, mais on a des joyaux. C’est plaisant d’avoir quelqu’un d’expérience qui vient le valider. », conclut M. Binet.

Des obstacles financiers importants à la montagne

Comme c’est le cas pour le Mont Grand-Fonds, Pascal Binet affirme que le Mont Adstock est un attrait régional qui se retrouve actuellement en mode « consolidation ». « Le développement de la montagne était le premier dossier sur ma table quand je suis arrivé en poste en 2013. C’est un levier économique important. »

Un projet de développement récréotouristique aura permis la construction d’un nouveau chalet d’accueil et d’acquérir le club de golf à proximité, entre autres grâce à des prêts du gouvernement du Québec. Cependant, en raison des conditions météorologiques peu favorables des dernières années et des coûts liés à ce projet, la dette de 8 millions de dollars pèse lourd sur la Coopérative de solidarité récréotouristique du Mont Adstock. Des activités, comme la glissade sur neige, ont dû être abandonnées, tout en minimisant le coût du billet journalier pour assurer une certaine abordabilité.

« La situation était déjà fragile et elle l’est encore plus maintenant. », avait déclaré en décembre dernier Mme Piuze au Courrier Frontenac. Reste à savoir si la Compagnie des montagnes de ski du Québec sera prête à sauter dans la mêlée, malgré les défis financiers déjà bien présents.