Indice de défavorisation : un calcul « pas si fou », selon Monique Brassard
Date : 26 mai. (4H40)
Les données du recensement fédéral de 2021, soit en pleine pandémie, ont servi pour analyser les indices de défavorisation des écoles du Québec basés également sur les revenus d’une famille et le niveau de diplomation d’une mère. Contrairement à d’autres intervenants du milieu scolaire, Monique Brassard, présidente du Syndicat de l’enseignement de Charlevoix, ne critique pas la méthode de calcul. Elle estime que le calcul « n’est pas si fou », mais plaide pour une meilleure transition. « Éventuellement, votre niveau de défavorisation passe de 9 à 8, donc vous n’avez plus d’argent pour diminuer vos ratios du jour au lendemain. Ça veut dire que j’ai des profs qui n’ont plus de job. Ça veut dire que j’ai des enfants dans une classe avec des ratios plus petits qui se retrouvent dans une grosse classe l’année suivante. C’est un choc dans les milieux », soutient Mme Brassard.
En changeant de rangs, des écoles peuvent perdre les montants d’argent octroyés aux écoles les plus défavorisées. Monique Brassard estime que les enveloppes budgétaires devraient plutôt diminuer au fur et à mesure. Les écoles qui se situent dans les rangs 9 et 10 peuvent bénéficier d’une somme pour diminuer le ratio dans les groupes, ce qui n’est pas le cas pour les établissements scolaires de Charlevoix, précise la présidente du Syndicat de l’enseignement en entrevue au Grand réveil de Charlevoix.
Le Centre éducatif Saint-Aubin voit son indice de défavorisation augmenter du rang 3 au rang 4 tandis que l’école du Plateau passe du rang 7 à 6. Dans les écoles primaires, pour l’Acte d’établissement de l’Écho des Trois-Montagnes (Clermont/NDDM/Saint-Aimé-des-Lacs), l’indice passe du rang 5 au rang 6, tout comme l’Acte d’établissement de Rose-des-Vents (IAC/Éboulements/Saint-Irénée/Saint-Hilarion). Les écoles de l’Acte d’établissement Valléemont (BSP/PRSF/Saint-Urbain) demeure au rang 4.
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