Instabilité résidentielle : quinze demandes « à risque » dans la MRC de Charlevoix
Date : 27 mai. (5H00)
Du lot, l’Office régional d’habitation (ORH) de la MRC de Charlevoix a fait le décompte du nombre de demandes portées auprès de son équipe au cours des dernières semaines. En date du 26 mai, plus de 60 demandes de recherche de logement ont été portées à l’attention de l’ORH, dont une quinzaine à risque d’instabilité résidentielle pour le 1er juillet.
Le chiffre est appelé à augmenter, alors que plusieurs personnes peuvent attendre à la toute dernière seconde pour réclamer un coup de main. « S’il y a un petit message à passer aux gens, c’est d’appeler maintenant. Au pire, on fermera la demande s’ils se trouvent quelque chose »
Marie-Hélène Gagnon, directrice générale de l’ORH, est toutefois optimiste quant à la capacité de loger toutes les personnes à risque. Même si le temps d’attente peut être plus long, surtout pour ceux qui tardent à porter leur demande d’aide, son organisation a toujours trouvé la façon de loger tout le monde :
Quant au type de clientèle cette année, Mme Gagnon dit observer beaucoup de travailleurs dont « les logements sont trop chers pour leur revenu ».
Un manque de logement en itinérance et instabilité résidentielle ?
« Dans l’Ouest, en hébergement d’urgence, on a seulement les minimaisons avec le Centre communautaire [Pro-Santé] », signale-t-elle, ajoutant qu’il y a beaucoup plus de services dans la MRC voisine à ce niveau, avec l’hébergement de Centr’Hommes et de l’Éveil, qui a fermé le mois passé. Cette fermeture a d’ailleurs eu un impact important à l’ORH, qui a observé une hausse subite des demandes. « Ç’a donné un gros coup, c’est ce qui explique entre autres pourquoi nos chiffres sont quand même gros ».
Actuellement, trois personnes vivent « carrément » à l’hôtel grâce au Programme d’hébergement temporaire et d’aide à la recherche de logement (PHTARL) de la SHQ. Cette aide ne s’applique pas à l’itinérance spécifiquement, mais plutôt à des personnes qui ont récemment perdu leur logement et qui ne sont pas en mesure d’en trouver un nouveau, soit par manque de logement ou par un budget trop limité.

