« La Capitale-Nationale a le dos large » : le préfet Couturier ambivalent devant le dépôt de la pétition citoyenne
Date : 2 juil. (5H00)
En chef de file, le préfet de la MRC de Charlevoix-Est et maire de La Malbaie, Michel Couturier, qui juge que la demande d’enquêter la Capitale-Nationale manque de clarté et serait même probablement contre-productive aux objectifs régionaux.
« On ne risque pas d’avoir les réponses que ce dossier demande [avec une telle étude]. […] C’est quelque chose de plus complexe que cela, mes prédécesseurs se sont mis la tête sur le billot concernant le prix de l’essence », nomme-t-il en exemple.
En contrepartie, le maire Couturier croit qu’il est encore possible de faire des gains, notamment pour les agriculteurs, en travaillant les dossiers « un à un ». « La Capitale-Nationale a le dos large », dit-il :
Pour le duo Laviolette et Lapointe, tous deux se disent déçus de la réception en demi-teinte de la table des maires. « M. Couturier ne semblait pas comprendre ce que c’est qu’une étude. C’est facile, c’est une étude. On et la population qui est derrière nous voulons savoir qu’est-ce qu’on fait encore dans la Capitale-Nationale », nous répond Solange Lapointe.
Pour Rock Laviolette, il est clair qu’il sera nécessaire de s’asseoir avec les élus pour trouver une voie de passage. D’ici là, le travail se poursuivra, alors que l’équipe souhaite amasser 2000 noms de plus pour déposer à nouveau la pétition en septembre, cette fois dans la MRC de Charlevoix :
De son côté, Michel Couturier persiste et signe : l’angle d’attaque n’est pas le bon :
« Si c’était simple, ça ferait longtemps que ce serait réglé », conclut le préfet Couturier.
Rock Laviolette rétorque toutefois que la démarche « n’est pas contre la Capitale-Nationale, ni contre les élus ».
« Elle vise simplement à mieux comprendre si Charlevoix reçoit sa juste place, ses justes services et les bons outils pour son développement. […] L’avenir de Charlevoix ne doit pas se décider pour nous. Il doit se construire avec nous. », dit-il.

