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La Forêt-Marine de Charlevoix obtient un statut officiel de conservation

Écrit par Louis-André Jalbert , Emma Jaquet Date : 4 août. (12H05)
À la une Les Éboulements
Le Musée maritime de Charlevoix et la Région de biosphère de Charlevoix annoncent que la Forêt-Marine de Charlevoix est officiellement reconnue à titre d’autre mesure de conservation efficace (AMCE), une première désignation du genre dans la région de la Capitale-Nationale.

Elle se joint ainsi aux 24 autres sites du Québec visant à atteindre les objectifs du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, adopté lors de la COP15 des Nations Unies sur la biodiversité. La cible 3 de ce cadre prévoit la conservation de 30 % des milieux terrestres, d’eau douce, marins et côtiers d’ici 2030.

L’initiative permet la protection les 36,7 hectares du sentier de la Forêt-Marine et du secteur la Seigneurie, dont la gestion revient au Musée maritime de Charlevoix depuis 2005. « On est parmi les premiers où l’objectif n’est pas la conservation et que ce sont d’autres types de propriétaire que les acteurs de la conservation qui sont reconnus », souligne Amélie Adam, Responsable Conservation pour la Région de biosphère de Charlevoix. Annuellement, le sentier de la Forêt-Marine accueille jusqu’au 15 000 randonneurs.

« Cette reconnaissance démontre qu’il est possible de conjuguer conservation, patrimoine et accès au territoire. La Forêt-Marine représente un exemple inspirant de mobilisation régionale pour la biodiversité sur un site qui ne relève pas de la conservation volontaire, parmi les premiers du genre au Québec », a commenté Amélie Adam.

Pour Annabelle Tremblay, directrice du Musée maritime de Charlevoix, l’association allait de soi et s’inscrivait dans la mission de l’institution muséale de préservation du patrimoine rappelant que le bois de la forêt servait à la construction des goélettes.

Plus de 80 espèces d’oiseaux ont été recensées et 67 espèces végétales inventoriées. Près de 60% du site fait partie d’un complexe forestier jugé prioritaire pour la conservation en plus d’avoir le rivière des Boudreault comme milieu naturel prioritaire.

La reconnaissance officielle de la Forêt-Marine arrive également à un moment charnière pour la Région de biosphère de Charlevoix alors que l’organisation est sous examen pour le renouvellement de son statut de l’UNESCO. « Tout le travail qui est fait, ce sont des outils pour mettre dans notre rapport puis dans notre plan d’action des 10 prochaines années qui confirment qu’on est bien actif et qu’on mérite encore ce statut d’exception », soutient la directrice de la Région de la biosphère, Myriam Fortin.

Des discussions ont cours avec les Éboulements pour voir si l’autre portion du sentier, appartenant à la municipalité, pourrait aussi obtenir un statut d’exception. Deux autres sites à Baie-Saint-Paul sont également en analyse.