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Les Éboulements : une autre explosion du rôle d’évaluation en 2029 ?

Écrit par Kevin Vallée Date : 3 fév. (5H00)
À la une Les Éboulements
L'explosion du rôle d'évaluation des Éboulements a occasionné de bons maux de tête aux élus et à la direction générale de la municipalité, qui a déposé un budget très serré pour l'année 2026. Malgré une réduction considérable du taux de taxation, les citoyens de propriétés considérés « moyennes » devront payer entre 197$ et 660$ de plus par année. Le maire Emmanuel Deschênes a été averti qu’un scénario de type « copier-coller » pourrait survenir en 2029, lors de la prochaine révision du rôle d’évaluation.

Si un scénario semblable devait se répéter en 2029, la valeur des propriétés pourrait de nouveau exploser. Au rythme actuel, les résidences touristiques du territoire pourraient atteindre une valeur moyenne dépassant le million de dollars, alors qu’elle n’était que de 580 000$ lors des années 2023, 2024 et 2025.

En tenant compte de la hausse de 9% enregistrée lors du rôle d’évaluation de 2023, certains secteurs de la municipalité seront ainsi à risque de voir la valeur moyenne de leurs propriétés doubler en moins de dix ans. En extrapolant l’augmentation de 31% du plus récent rôle, on parlerait globalement d’une hausse de 72% en neuf ans.

Or, la municipalité spécifie qu’il y a eu « énormément de création de valeur » sur le territoire, citant une nouvelle ferme laitière et plusieurs nouveaux bâtiments neufs d’une valeur importante, qui ajoutent à la valeur totale cadastrale des Éboulements. Il s’agit d’une donnée importante dans l’équation, voulant dire que ce ne sont pas nécessairement que la valeur ne provient pas seulement de l’inflation, mais aussi de gains concrets en valeur foncière.

À travers cette nouvelle réalité, la municipalité doit considérer les citoyens qui n’ont pas la même capacité de payer, chose que le maire Deschênes promet.

« Si nos prévisions sont bonnes, on devrait avoir des bases solides pour l’avenir », s’est-il réjoui le maire. M. Deschênes est d’avis que la stratégie de la réduction de l’endettement paiera à long terme. « On va devenir un investisseur et un leader », précise-t-il.

Bien que de son propre aveu, l’année 2026 sera « la pire », c’est par soucis de la capacité de payer des citoyens qu’il a fallu prendre la décision difficile, mais nécessaire, de prendre cette direction.

D’ici là, la conseil promet qu’il tiendra en compte de cette réalité au cours des prochaines années de son mandat. Le maire Deschênes a d’ailleurs reculé sur son plan de développement sur dix ans, citant plutôt une fenêtre de douze à quinze ans.