Les Vulgaires Machins, 30 ans de carrière et toujours autant de pertinence
Date : 23 juil. (19H04)
Le quatuor de Granby, formé en 1996, a performé autant sur des petites scènes du Festif ! que sur la scène principale, il y a trois ans. Si le groupe joue à 1h00 du matin dans la nuit de jeudi à vendredi, l’ambiance promet d’être électrisante, moshpit inclus. Et pour le chanteur Guillaume Beauregard et la guitariste et voix Marie-Ève Roy, la dynamique sera différente. « C’est sûr que c’est une autre expérience et les deux sont plaisantes », assure Guillaume Beauregard.
Pour sa comparse, ce genre de moment donne lieu à une effervescence toute spéciale pour les musiciens.
Avec un neuvième album en poche, Contempler l’abîme, sorti en 2025, les Vulgaires Machins promettent de jouer le nouveau matériel, mais aussi de « faire plaisir aux fans » en pigeant dans les morceaux plus anciens. « C’est dur de choisir les tounes quand tu en as autant », soutient Marie-Ève Roy en entrevue avec le FM Charlevoix avant le concert.
Abordant des sujets comme le capitalisme, la surconsommation, la destruction de l’écosystème, les Vulgaires Machins mettent des mots sur les maux de la société. Si certains peuvent le voir d’une façon pessimiste, au contraire, la formation y voit du bon. « Il y a quelque chose de positif dans nommer la souffrance. On touche à d’autres gens qui ont les mêmes sentiments », répond Marie-Ève Roy. Son partenaire abonde dans le même sens.
« On est nombreux à penser que le feu est pogné dans la grange et il faut commencer à modifier nos modes de pensée », croit Guillaume Beauregard ajoutant que tout « doit être remis en question » alors que « tout est à la dérive ».
Dans un monde où tout se transforme à vitesse grand V, les Vulgaires Machins plaident pour le rassemblement à travers les concerts.
Photo : courtoisie – Sophie Boulet Design – Le Festif

