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Lobby de l’industrie forestière et « manque de volonté politique » dans la protection du caribou

Écrit par Emma Jaquet Date : 7 avr. (15H00)
À la une Environnement
Le lobby de l’industrie forestière et le « manque de volonté politique » auraient eu un impact sur le retard de l’implantation d’un plan d’action pour la protection du caribou forestier.

En entrevue avec La Presse, Steven Guilbeault parle d’« une décennie perdue » bien qu’il reconnaisse le travail des fonctionnaires. « Il y a des pressions du ministère des Forêts pour essayer de faire fi de la science », soutient l’ancien ministre fédéral de l’Environnement au média.

Selon M. Guilbeault, le gouvernement provincial disposait de millions de dollars pour la protection du caribou, mais aussi pour assurer une transition avec l’industrie forestière. Le député libéral déplore d’ailleurs, dans son entretien avec La Presse, ce qu’il qualifie comme étant « une campagne de peur » alors que certains craignaient une perte importante d’emploi dans l’industrie forestière et pour les communautés. Steven Guilbeault estime que le secteur de la forêt connaît déjà des pertes d’emplois depuis plusieurs années non pas en raison du caribou forestier, mais plutôt en raison d’« une mauvaise gestion ».

Dans Charlevoix, la harde de caribous s’élève maintenant à 39 bêtes. En juin 2025, le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Benoit Charette, avait confirmé au FM Charlevoix qu’il était encore trop tôt pour réinsérer en nature la harde de caribous, maintenant en enclos depuis février 2022.

Lorsqu’il était ministre fédéral de l’Environnement, Steven Guilbeault avait voulu imposer un décret au gouvernement du Québec pour la mise en place de mesures de protection du caribou, ce qui n’a finalement pas eu lieu.

Photo : Dominic Grenier MELCCFP