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Malgré des salaires alléchants, difficile d’attirer la main-d’œuvre en restaurant

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 12 sep. (5H00)
À la une Baie-Saint-Paul
La saison touristique tire tranquillement à sa fin dans Charlevoix et avec le départ des travailleurs étudiants, des restaurateurs sont à la recherche de renfort pour s’assurer du maintien d’un service adéquat dans leurs établissements.

Pour ce faire, plusieurs se doivent d’être créatifs pour attirer la main-d’œuvre, en proposant même des salaires compétitifs comparativement à ce qu’offrent de grands employeurs de la région. Mais même des salaires alléchants n’y changent rien.

C’est notamment ce que vit Anthony Dufour, propriétaire du Tony et Charlo, une des adresses les plus connues de la rue Saint-Jean-Baptiste de Baie-Saint-Paul, notamment pour ses heures d’ouverture tardives permettant un « night life » minimal dans Charlevoix.

Le jeune entrepreneur, en affaire depuis maintenant 16 années, a fait circuler des offres d’emplois sur les réseaux sociaux, dont un poste de cuisinier à 25 $ de l’heure, en plus d’un pourboire assuré.

« Je n’ai pas reçu de CV. J’ai eu un ou deux messages sur Messenger de gens plus ou moins sérieux, mais c’est vraiment tout », lance-t-il en entrevue à notre dernière émission du Samedi-Info, un peu dépassé :

Et en augmentant les salaires, Anthony Dufour augmente les charges de son entreprise. Deux choix se présentent alors ; refiler la facture aux consommateurs ou absorber une majorité de la hausse. Pour garder ses clients, il opte plutôt pour la deuxième option.

Le problème, c’est que le manque de personnel créer un autre problème. Par manque de bras, le Tony et Charlo a revu ses heures à la baisse, ce qui diminue également sa marge de profit :

Anthony Dufour signale que plusieurs investissent beaucoup d’argent pour accueillir des travailleurs d’autres régions du Québec ou même de l’extérieur du pays, ce qui pose d’autres défis. « On n’a même pas d’endroit pour les loger. Depuis quelques années, j’offre les logements pour mes employés et même à ça, on ne réussit pas à trouver », ajoute-t-il.

Pour notre entrevue complète avec Anthony Dufour :

Pour écouter notre émission du Samedi-Info en direct, branchez-vous à votre radio CIHO tous les samedis matin, de 7 h à 8 h, ou rendez-vous dans la section entrevue de notre site Web pour nous suivre en rattrapage.