Mandat de grève adopté et début des moyens de pression au Manoir Richelieu
Date : 3 juil. (11H29)
Ces derniers ont adopté en forte majorité un mandat de grève à déployer à tout moment lors d’assemblées tenues les 29 et 30 juin dernier. Cela s’est effectué après le refus, deux fois plutôt qu’une, d’offres déposées par l’employeur.
Guylaine Guénette, représentante des TUAC à la table de négociation, explique que le nerf du conflit se retrouve dans les conditions salariales. Elle stipule que le salaire offert au Manoir Richelieu, bien qu’il fait partie des plus élevés de l’industrie hôtelière de Charlevoix, n’est pas compétitif par rapport aux autres hôtels de la chaîne Fairmont, même au Québec.
Le syndicat juge ainsi qu’il y a un important rattrapage à effectuer pour assurer une équivalence avec la chaîne. « On a une vision de rattrapage à laquelle l’employeur n’adhère pas parce qu’il se considère l’employeur qui paie le plus ses salariés au niveau des hôtels dans Charlevoix. […] Les augmentations sont insuffisantes », tranche Mme Guénette :
L’octroi des vacances en saison estivale serait une autre source du conflit au Manoir Richelieu. Selon l’intervenante, les salariés n’ont pas le droit de prendre des vacances de juillet à septembre, mis à part si les besoins opérationnels le permettent. « C’est la base de la discrétion entière de l’employeur, ce qui fait en sorte que personne n’en a, ou à peu près personne. C’est un irritant majeur », affirme-t-elle.
La charge de travail des employés aux chambres qui, encore selon Guylaine Guénette, serait « nettement supérieur à tous les hôtels au Québec » pose aussi problème.
Les TUAC déposeront prochainement une contre-proposition qu’ils jugent « juste et raisonnable » à l’employeur pour tenter de dénouer l’impasse. Le syndicat ne souhaitait pas dévoiler ses demandes salariales au moment d’écrire notre article.

