Myriophylle à épis au lac Nairne : « on est au début de la propagation », confirme l’OBV
Date : 10 oct. (10H30)
Les travaux d’inventaire des herbiers du lac Nairne, menés par les équipes de l’OBV en août et septembre dernier, a permis de déterminer que le myriophylle à épis est actuellement concentré tout près du quai d’embarcation de la Base de Plein-Air du lac Nairne. Des fragments de la plante ont toutefois été retrouvés à d’autres endroits.
Jean Landry, directeur général de l’OBV, confirme que les nouvelles auraient pu être bien plus dramatiques à ce point-ci. Sans parler d’éradiquer la plante, ce qui s’annonce presque impossible, il est possible de croire que la municipalité sera en mesure de limiter sa propagation sur l’ensemble du lac :
Pour l’OBV, la prochaine étape sera d’établir un plan d’action à moyen terme. Pour ce faire, une demande de financement à la Fondation de la faune du Québec via le Programme pour la lutte contre les plantes exotiques envahissantes est en cours de préparation, à la demande de la municipalité de Saint-Aimé-des-Lacs.
Cette aide financière sur trois ans sera primordiale pour assurer une réponse franche à la problématique, indique M. Landry. Celui-ci confirme que son équipe met les bouchées doubles pour que de premières interventions aient lieu dès le printemps prochain. Le travail sera toutefois de longue haleine :
Quant à l’avenir de la navigation, l’intervenant « ne pense pas » que les utilisateurs doivent s’inquiéter à ce point-ci. L’OBV Charlevoix-Montmorency compte plutôt suggérer à la municipalité et à l’Association de protection de l’environnement du lac Nairne (APELN) de circonscrire la zone affectée aux plaisanciers. « C’est comme ça qu’on va éviter la propagation », martèle l’intervenant.
Les causes de l’arrivée du myriophylle peuvent être multiples. Autant un lavage inadéquat d’une embarcation ou encore un oiseau arrivant d’un autre plan d’eau pourraient être à l’origine du phénomène, signale Jean Landry. Il juge tout de même qu’une campagne de sensibilisation afin de promouvoir l’utilisation de la station de lavage du lac Nairne pourrait être bénéfique à l’avenir. La performance de la station de lavage sera aussi analysée.
Depuis la découverte du myriophylle à épis au lac Nairne, la municipalité de Saint-Aimé-des-Lacs recommandait fortement aux riverains de ne pas faire usage de leurs embarcations, que ce soit à moteur ou non, pour éviter de sa propagation. À ce niveau, Jean Landry signale que la réponse de la communauté a été exemplaire.
Rappelons que la propagation rapide du myriophylle à épis, sans être considérée comme toxique ou dangereuse pour la santé humaine, a des effets néfastes sur la biodiversité, causant notamment la perte de luminosité et la diminution du taux d’oxygène dans l’eau du lac infesté. La plante peut aussi rendre la navigation compliquée, voire impossible dans certains cas.
Notre entretien complet avec Jean Landry, directeur général de l’Organisme de bassins versants de Charlevoix-Montmorency sera diffusée à notre émission du Samedi-Info, ce samedi 11 octobre à 7 h.
