« On n’a plus d’excuses » : l’APELN plus déterminée que jamais à sauver le lac Nairne
Date : 19 août. (5H00)
C’est ce que déclare le président de l’APELN, Simon Cloutier, au lendemain d’une assemblée générale annuelle qui aura attiré plus de 120 membres de l’Association pour discuter du lac.
« C’est du jamais vu », dit Simon Cloutier, qui note une augmentation drastique de l’intérêt porté au lac Nairne par la population. Il martèle que plusieurs citoyens se sont ralliés à la cause de l’APELN dans la dernière année et que le moment est opportun pour apporter un changement de vision dans la gestion de ce dossier. « C’est plus que de l’inquiétude, c’est de la détermination que l’on voit », dit-il :
Preuve que le message passe dans la communauté, même auprès des plus réfractaires à toute réglementation, Simon Cloutier signale qu’aucun bateau, à moteur ou non, n’a été repéré sur le lac Nairne ce week-end.
Il sait toutefois que certains individus ne seront pas éternellement patients, d’où la raison pour laquelle l’OBV Montmorency-Charlevoix s’affaire déjà à cartographier les secteurs où se trouve le myriophylle à épis. Le directeur de l’APELN maintient que la collaboration de tous est encore nécessaire :
Ce dernier espère que les candidats aux prochaines élections mettront cet enjeu au haut de sa liste. À savoir s’il souhaitait se présenter, le directeur de l’APELN tranche qu’il serait plus utile en poursuivant ses fonctions actuelles, tout en affirmant y avoir réfléchi. D’ici là, il souhaite promouvoir le nouveau projet « Vision lac Nairne 2028 », un plan sur trois ans visant le rétablissement du lac que l’APELN a présenté à ses membres, dimanche dernier.
« Il faudra vendre cette vision à quiconque compte se présenter aux élections municipales pour s’assurer qu’on aura l’entière collaboration de la prochaine administration. On aura besoin de la municipalité pour relever ce défi », ajoute-t-il.
Selon Pêches et Océans Canada, le myriophylle à épis atteint généralement une longueur de 1 à 3 m, mais peut croître jusqu’à 10 m de longueur. Avec une profondeur moyenne de 5,7 m et une profondeur maximale de 12,4 m, la navigation serait effectivement compliquée si la problématique se dégrade.
Le myriophylle à épis vient également diminuer le taux d’oxygène et la luminosité des lacs dans lesquels on retrouve la plante, contribuant à l’accélération de son vieillissement. « Si on ne fait rien, on ne sera jamais capable d’en venir à bout », résume Simon Cloutier.
