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« On n’a plus d’excuses » : l’APELN plus déterminée que jamais à sauver le lac Nairne

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 19 août. (5H00)
À la une Saint-Aimé-des-Lacs
À la suite de la détection du myriophylle à épis au lac Nairne la semaine dernière, une plante exotique envahissante, l’Association de protection de l’environnement du lac Nairne (APELN) juge qu’il est maintenant « critique » de mettre l’avenir du plan d’eau à l’avant-scène aux élections de novembre 2025.

C’est ce que déclare le président de l’APELN, Simon Cloutier, au lendemain d’une assemblée générale annuelle qui aura attiré plus de 120 membres de l’Association pour discuter du lac.

« C’est du jamais vu », dit Simon Cloutier, qui note une augmentation drastique de l’intérêt porté au lac Nairne par la population. Il martèle que plusieurs citoyens se sont ralliés à la cause de l’APELN dans la dernière année et que le moment est opportun pour apporter un changement de vision dans la gestion de ce dossier. « C’est plus que de l’inquiétude, c’est de la détermination que l’on voit », dit-il :

Preuve que le message passe dans la communauté, même auprès des plus réfractaires à toute réglementation, Simon Cloutier signale qu’aucun bateau, à moteur ou non, n’a été repéré sur le lac Nairne ce week-end.

Il sait toutefois que certains individus ne seront pas éternellement patients, d’où la raison pour laquelle l’OBV Montmorency-Charlevoix s’affaire déjà à cartographier les secteurs où se trouve le myriophylle à épis. Le directeur de l’APELN maintient que la collaboration de tous est encore nécessaire :

Ce dernier espère que les candidats aux prochaines élections mettront cet enjeu au haut de sa liste. À savoir s’il souhaitait se présenter, le directeur de l’APELN tranche qu’il serait plus utile en poursuivant ses fonctions actuelles, tout en affirmant y avoir réfléchi. D’ici là, il souhaite promouvoir le nouveau projet « Vision lac Nairne 2028 », un plan sur trois ans visant le rétablissement du lac que l’APELN a présenté à ses membres, dimanche dernier.

« Il faudra vendre cette vision à quiconque compte se présenter aux élections municipales pour s’assurer qu’on aura l’entière collaboration de la prochaine administration. On aura besoin de la municipalité pour relever ce défi », ajoute-t-il.

Selon Pêches et Océans Canada, le myriophylle à épis atteint généralement une longueur de 1 à 3 m, mais peut croître jusqu’à 10 m de longueur. Avec une profondeur moyenne de 5,7 m et une profondeur maximale de 12,4 m, la navigation serait effectivement compliquée si la problématique se dégrade.

Le myriophylle à épis vient également diminuer le taux d’oxygène et la luminosité des lacs dans lesquels on retrouve la plante, contribuant à l’accélération de son vieillissement. « Si on ne fait rien, on ne sera jamais capable d’en venir à bout », résume Simon Cloutier.