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Parc du Havre : des investissements massifs pour une facture minime aux citoyens

Écrit par Louis-André Jalbert, IJL – CIHO FM Charlevoix Date : 13 août. (5H00)
À la une La Malbaie
Depuis l’ouverture du Parc du Havre, La Malbaie investit massivement pour offrir une programmation culturelle de haut calibre à ses citoyens, de quoi faire des envieux parmi bien d’autres villes du Québec.

Bien que l’accès aux différents spectacles soit gratuit, les citoyens déboursent tout de même un certain montant par leurs taxes municipales pour attirer des artistes de grand calibre tels qu’Ariane Moffatt, lors de la fête du Canada, ou encore Zachary Richard, le vendredi 21 août prochain. La Malbaie a toutefois peut-être trouvé la recette magique pour minimiser son apport dans la programmation du Havre, sans affecter la qualité de sa programmation.

L’événement de La Malbaie en Fête, du 18 au 20 septembre prochain, en est un bon exemple. On apprend par le Système électronique d’appel d’offres (SEAO) du gouvernement du Québec que les têtes d’affiche se partageront 71 284,50 $, soit 34 492,50 $ pour Fredz et 36 782 $ pour Kain, des sommes importantes à première vue, mais qui deviennent presque anodines lorsqu’elles sont décortiquées.

Bien que La Malbaie investisse plus de 400 000 $ annuellement en culture, ce ne sont réellement que 145 000 $ qui sont tirés de la poche des contribuables. Cela comprend, en plus de la programmation musicale, toutes les activités du Havre, en plus des fêtes d’Halloween, de Noël ou de quartier, parmi tant d’autres.

Avec environ 5 500 unités d’évaluation sur son territoire, on peut considérer la moyenne théorique par propriétaire à 26,36 $. Ce sont donc les partenaires qui paient en majorité les activités culturelles de La Malbaie, comme l’explique le maire Michel Couturier :

Évidemment, le maire Couturier avance que la réponse de la communauté est la source de ces investissements. Selon lui, sans la réponse positive du public aux différentes activités, ces investissements n’auraient pas la même symbolique :

« Une communauté, c’est comme un corps où il y a plein de cellules qui doivent bien fonctionner. Oui, il y a les routes, l’aqueduc, les eaux usées, l’incendie, mais le volet culturel, le rassemblement d’une communauté, pour nous, est très important. S’il n’y a pas de vie, aucune âme dans cette communauté-là, ce serait beaucoup moins intéressant », ajoute le maire Couturier.