Pas simple le développement à Baie-Sainte-Catherine
Date : 9 avr. (5H00)
Une des solutions qu’aura trouvée Baie-Sainte-Catherine est la création d’un nouveau développement domiciliaire d’une vingtaine de terrains au cœur du village, un peu comme l’a fait La Malbaie et Clermont récemment, ou souhaitait le faire Saint-Siméon. Cependant, même le développement des terrains n’est pas simple pour les petites municipalités comme elle.
En effet, la table de conseil se bute actuellement à une question qui demeure à être répondue. Souhaitons-nous offrir le service d’aqueduc et d’égouts aux terrains ou non ?
La réflexion est la suivante ; si les terrains ne sont pas desservis, la municipalité craint que le développement ne réussisse pas à attirer les futurs acheteurs puisqu’ils devront débourser les sommes de leur poche ; mais s’ils sont desservis, bien que les terrains se vendraient plus cher, cela engendrerait des dépenses importantes pour la municipalité de 163 habitants, notamment par la construction d’une route.
« On est presque décidé que ce seront des terrains desservis », nous confie le maire Donald Kenny. Un point à l’ordre du jour de la séance de mardi soir qui indiquait qu’une décision allait être prise a cependant été reportée pour permettre une réflexion un peu plus longue à la table. « C’est un gros projet pour Baie-Sainte-Catherine », dit l’élu, qui souhaite bien faire les choses :
La décision de Baie-Sainte-Catherine sera rendue au cours des prochaines semaines. Une troisième option, celle de confier le chantier à un promoteur privé, a également été évoquée par le maire Kenny mardi.
« D’un coup que ça marche, on en a d’autres. Ce ne sera pas tout du monde qui va rester à l’année, mais ça va rapporter des taxes à la municipalité ».
Un grand chantier pour relancer Baie-Sainte-Catherine ?
À travers sa discussion avec le FM Charlevoix, Donald Kenny affirme maintenant appuyer sans réserve le projet d’un pont sur le Saguenay qui n’impacterait pas l’avenir de la traverse reliant sa municipalité à Tadoussac, mais qui ne contournerait pas complètement le territoire. Un tel chantier apporterait un « boom » comme jamais auparavant dans la municipalité.
« S’il ne le fait pas loin, il y aurait des rallonges de route [des deux côtés], ça prolongerait les travaux. Les employés qui sont ici ne voyageront pas tous les jours pour aller se coucher et revenir. Le vacancier roulerait, le restaurant aussi. C’est comme ça que je le vois », dit-il.
En contrepartie, M. Kenny dit être conscient qu’il ne risque pas de voir ce projet de son vivant, encore moins avec les besoins en infrastructures partout au Québec. « Avant qu’ils s’en viennent faire un pont ici, surtout avec les travaux prévus aux traversiers, bonne chance ».

