Patrimoine : La Malbaie réfléchit à soutenir financièrement les propriétaires
Date : 25 août. (5H00)
Le maire Michel Couturier a évoqué la possibilité d’un fonds dédié à cet enjeu lors de son discours pour l’inauguration de la plaque commémorative Laure Conan samedi.
La Malbaie contribue actuellement à l’inventaire des bâtiments à valeur patrimoniale de la MRC de Charlevoix-Est. « Avec la MRC, on est déjà en train d’attendre l’approbation des ministères concernés. Bonifier ces fonds-là, tenter d’aider à la hauteur de la capacité financière qu’on a. Mais quand même, donner des incitatifs parfois, c’est intéressant », croit le maire Michel Couturier.
Ce dernier reconnaît que la préservation de bâtiments patrimoniaux n’est pas chose facile avec le peu de subventions existantes et le travail de restauration qui demande une expertise. Pour l’élu, il est important de travailler en amont pour prévenir et éviter d’éventuelles démolitions :
Plus récemment, c’est le dossier de l’ancienne église de Cap-à-l’Aigle qui a fait réagir des associations. Sur une publication sur ses réseaux sociaux, la Fédération Histoire Québec s’est montrée en défaveur de la décision du conseil municipal de La Malbaie d’approuver la démolition partielle du bâtiment. Les Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec et la Société d’histoire de Charlevoix sont aussi inclus.
La Fédération Histoire Québec soutient que le lieu « s’inscrit aussi dans l’attractivité horticole et touristique du secteur » et qu’il « a déjà démontré son potentiel d’adaptation » avec le projet Cité d’art il y a quelques années. Les organisations estiment que « détruire l’église appauvrirait l’intégrité du village et priverait la communauté d’un lieu pouvant encore jouer un rôle important. »
Appelé à réagir, le maire Couturier reconnaît la difficulté de préserver l’ensemble des lieux de culte ou des bâtiments patrimoniaux alors que les municipalités doivent également investir dans d’autres domaines comme le réseau routier, les infrastructures, le développement économique :
L’élu croit que la facture ne peut pas incomber seulement aux villes ni aux propriétaires. « On a vu des familles qui l’a procédait avant les propriétaires actuels et qui ont mis beaucoup d’efforts. Ça a été difficile, mais ça n’a même pas encore été suffisant », maintient Michel Couturier. « On ne peut pas toutes les sauver », termine-t-il.
Photo : archives – crédit Répertoire du Patrimoine culturel du Québec

