Pénurie de vétérinaires : un risque pour la santé publique ?
Date : 29 avr. (5H00)
Pour le Dr Gaston Rioux, président de l’Ordre de médecins vétérinaires du Québec, il s’agit d’une question de santé publique alors que l’absence de suivi des animaux pourrait avoir lieu :
Le manque de vétérinaire n’est pas synonyme de manque d’intérêt pour la profession, au contraire. D’après le Dr Rioux, environ 1 000 jeunes espèrent obtenir l’une des 96 places de la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe ou l’une des 24 places au Campus à Rimouski. Ces établissements ne sont pas en mesure d’accueillir davantage d’étudiants. « À l’Ordre des médecins vétérinaires, on a émis au cours des derniers mois et des dernières années, des permis restrictifs temporaires et permanents pour accueillir des vétérinaires étrangers », illustre Dr Rioux.
L’Ordre a également mis sur pied des comités de relève et de maintien. « C’est important de réfléchir et d’être en mode solution tout le monde », insiste Dr Gaston Rioux :
D’autres solutions existent comme la SPA mobile qui était d’ailleurs venue à la SPCA Charlevoix pour la Semaine de stérilisation des chats errants. L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec a aussi obtenu à ce que des professionnels d’OBNL puissent donner des services directement au public.
En ce qui concerne les médecins vétérinaires pour les animaux de ferme, la pénurie se résorbe tranquillement, selon Dr Rioux. Il souligne que depuis six ans, la Faculté de médecine vétérinaire accueille ente 14 et 15 étudiants qui se dirigent vers un profil pour les grands animaux. « Oui il y a encore des pénuries selon certaines régions, mais je pense qu’on peut être en lieu d’être optimiste pour que ce soit résorbé d’ici quelques années », estime Dr Gaston Rioux.
La MRC de Charlevoix-Est et les chiens dangereux
La MRC de Charlevoix-Est avait réclamé, en février dernier, un élargissement des critères pour permettre l’évaluation de chiens potentiellement dangereux sur son territoire. Le préfet Michel Couturier déplorait que le bassin de professionnel pouvant déterminer si un chien est dangereux ou non soit trop maigre. Il réclamait que les critères pour permettre à un professionnel d’évaluer soient moins sévères.
« L’Ordre des médecins vétérinaires n’est pas du tout réfractaire à être en mode solution et d’améliorer le contact entre tous les intervenants », soutient le Dr Rioux. Toutefois, un répertoire des déclarations de dangerosité n’est pas disponible. « Ça pourrait beaucoup plus nous indiquer où est la problématique à régler », ajoute-t-il. Il propose également des discussions entre le gouvernement, les municipalités, l’Ordre des médecins vétérinaires et les vétérinaires pour intéresser davantage les professionnels à l’évaluation de la dangerosité d’un chien.
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