Pornographie juvénile : la Couronne demande 30 mois pour un contrevenant coincé par le FBI
Date : 9 sep. (4H40)
Alexandre Jean-Murray a été arrêté en 2025 après un signalement du FBI. Il avait en sa possession environ 25 000 fichiers mettant en scène de jeunes filles mineures. Lors de son arrestation, le trentenaire a admis avoir commis ces infractions criminelles entre 2017 et 2024.
Le rapport présentenciel indique que le jeune homme était dans une démarche de justicier, lui-même ayant subi des crimes sexuels. Sa chasse à l’homme l’a amené à développer un intérêt pour la pornographie juvénile. L’avocate de l’accusé, Me Christine Gagnon estime que son client a pris conscience de sa problématique et l’ampleur de celle-ci plaidant que son client avait une bonne capacité d’introspection.
Le rapport présentenciel et l’évaluation sexologique montre que son risque de récidive est modéré. L’accusé a complété son suivi sexologique et effectue son suivi médical avec assiduité.
Me Gagnon réclame une peine de 18 mois avec sursis plaidant des facteurs atténuants. Elle estime que le contrevenant a entamé une démarche de réhabilitation en plus d’avoir enregistré un plaidoyer de culpabilité et d’avoir respecté les conditions. Le Malbéen a collaboré avec les autorités et a exprimé des regrets quant aux gestes posés. M. Jean-Murray vivait également avec une période de vulnérabilité personnelle et psychologique. Il n’a pas d’antécédents judiciaires.
L’avocate de la Couronne, Me Rosalie Cavanagh n’est pas tout à fait de cet avis. Si elle reconnaît des facteurs atténuants, elle demande toutefois une peine d’emprisonnement de 30 mois pour le premier chef d’accusation de distribution de pornographie juvénile et 24 mois, à purger en même temps, sur les deux autres chefs d’accusation de possession.
Me Cavanagh souligne le nombre important de fichiers retrouvés et de victimes, la gravité des images ainsi que la longue période des infractions, qui selon l’avocate, exclut un comportement spontané. Même si l’homme a émis des remords, l’avocate de la Couronne estime qu’il n’a pas poussé les démarches pour une réhabilitation.
Avec une éventuelle peine, Alexandre Jean-Murray devra respecter plusieurs ordonnances et être enregistré au registre des délinquants sexuels pour 20 ans.
Le dossier sera de retour devant la juge Marie-Claude Gilbert le 8 janvier.

