Procès d’Éric Levasseur : des employées de Qualinet témoignent
Date : 8 fév. (14H45)
En contre-interrogatoire, la technicienne en identité judiciaire a confirmé qu’aucune trace de lutte ni de plaies de défense a été observée. « Visuellement, on n’en a pas vu », a déclaré Mélanie Pouliot. Elle a également précisé que « lors de la vérification visuelle des lieux, on n’a pas trouvé de système pour sécuriser l’arme à feu ».
La technicienne en identité judiciaire a produit un rapport et a émis des conclusions. « Lors de la première investigation, […], la cause la plus probable du décès est un geste volontaire de la victime », selon ce qui a été dit en salle d’audience.
Plus d’une cinquantaine de photos des lieux prises les 19, 22 et 26 mars 2021 ont été dévoilées au jury. Certains clichés ont été caviardés par sensibilité.
Selon le témoignage de la première chargée de projet chez Qualinet, Audrey Pichette, lors de son arrivée au domicile d’Éric Levasseur et Carolyne Labonté, le 19 mars 2021, elle discutait du contrat avec la cliente, Sylvie Levasseur (soeur de l’accusé), à l’extérieur du domicile. Mme Levasseur était accompagnée d’un homme. Ce dernier est entré par l’arrière de la maison et en est ressorti en criant : « Hey bébé, c’est pas si pire que ça ». L’employée de Qualinet a qualifié, lors de son interrogatoire, l’homme de normal. « Il ne pleurait pas ».
Des objets à l’intérieur de la résidence étaient imbibés de sang et ont été jetés à la demande de Sylvie Levasseur, d’après l’employée.
Cette employée a été contre-interrogée notamment sur l’identité de l’homme qui accompagnait Sylvie Levasseur.
Une technicienne en après sinistre chez Qualinet, Kim St-Jean, a énuméré les objets non récupérables qui ont été jetés soit un exacto, deux serviettes, des vêtements qui se trouvaient dans la cuisine, le contenu dans l’armoire de pharmacie, une brosse à dents, des rasoirs, des casques de vélo ou de snow, des morceaux de bois et une chaudière de peinture.
Une seconde chargée de projet pour l’entreprise de nettoyage, Sonia Martin, a été questionnée. Elle était présente à la résidence suite au nettoyage des lieux.
La Couronne devait initialement interroger quatre employées de Qualinet, mais la poursuite a jugé que sa preuve était complète évitant ainsi de faire témoigner la quatrième personne. Elle a cependant permis à la défense de contre-interroger cette quatrième employée cet après-midi.
La chargée de projet, Laurie Jacques, a elle aussi été questionné sur l’identité de l’homme qui accompagnait Sylvie Levasseur au moment de la visite de Qualinet.
À la demande de Me Cynthia Payer, une des avocates d’Éric Levasseur, elle a relu sa déclaration faite aux policiers en mars 2021. Le nom d’Éric Levasseur ni figure pas.
De son côté, la Couronne a fait remarquer que dans la déclaration, Laurie Jacques fait référence à quelqu’un qu’elle a croisé dans le stationnement et qui est « le conjoint de la dame décédée ».
Le procès se poursuit vendredi avec l’interrogatoire d’une toxicologue judiciaire, notamment.

