Refuge en itinérance de l’Éveil : de l’intérêt jusqu’à Longueuil
Date : 28 jan. (15H15)
Jusqu’ici, l’établissement n’a pas encore atteint sa pleine capacité, une bonne nouvelle dans les circonstances. « Ça nous donne le temps de former notre monde », répond Mme Carré. C’est tout de même sept ressources qui se sont ajoutées pour assurer un service adéquat aux utilisateurs.
Toutefois, il ne serait pas étonnant que la demande augmente d’ici les prochaines semaines. Déjà, le mot se serait passé dans d’autres régions du Québec, nous dit-on.
Même un individu de Longueuil aurait contacté l’organisme pour signifier qu’il avait l’intention de se mettre en route pour profiter de l’hébergement, nous partage Mme Carré. Un phénomène similaire s’était produit lors de l’ouverture de la minimaison en itinérance de Baie-Saint-Paul, une problématique pour des organismes régionaux qui tente de desservir sa propre clientèle.
Lucie Carré indique que les premières semaines d’ouverture ont permis de confirmer que le visage de l’itinérance avait changé dans la région. Les clients ne sont pas nécessairement connus du système.
« C’est diversifié. Femme, homme, jeune, moins jeune ; on ne les voyait pas nécessairement avant, pour plein de raisons. Ce n’est pas du monde qu’on avait dans le système », confirme la directrice.
« On est bien fier d’avoir cette alternative voir le jour. Ç’a apaisé beaucoup de partenaires, pas seulement dans les organismes communautaires. J’ai senti que les gens étaient contents d’avoir une alternative », conclut Lucie Carré.
Des besoins hors des heures d’ouverture et les week-ends
Évidemment, l’ouverture du refuge amène d’autres enjeux. La directrice de l’Éveil signale que les organismes ont rapidement compris qu’une problématique se présentait lors des week-ends, alors que la plupart des organismes communautaires sont fermés. Des demandes d’aide financière seront notamment portées pour tenter d’offrir plus de services pendant cette période, nous indique-t-on.
Rappelons que pour profiter du refuge, il faut réserver au 418-201-1142, poste 114. Pour des raisons sanitaires et de sécurité, les chiens sont interdits à l’intérieur de l’édifice du 259, rue John-Nairne à La Malbaie.

