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« Réorganisation » à l’Hôpital de Baie-Saint-Paul : les syndicats déplorent « une manière unilatérale » d’agir de Santé Québec

Écrit par Emma Jaquet Date : 19 juin. (15H27)
À la une Baie-Saint-Paul Santé
Les syndicats qui représentent le personnel de l’Hôpital de Baie-Saint-Paul ont dénoncé vendredi une « réorganisation » des services de l’Unité de courte durée en gériatrie (UCDG) et de l’Unité de réadaptation fonctionnelle intensive (URFI).

Ils ont réagi après la publication d’un article du Charlevoisien faisant état de changements dans ses services pour l’été. « Les représentants syndicaux talonnent la direction depuis plus d’un an afin d’être consultés pour trouver des solutions pérennes, sans succès jusqu’à maintenant », peut-on lire dans le communiqué.

« Santé Québec joue avec les mots, il s’agit bel et bien d’une fermeture « physique » de l’UCDG-URFI pour la période estivale », soutient Xavier Isabelle, président du Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale (SPTSSS-CSN).

Plusieurs leaders syndicaux estiment que « le personnel de l’hôpital » est mieux placé « pour savoir comment réellement répondre aux besoins des patients ». Ils demandent également à ce que la population soit mise au courant de la situation. D’après eux, les rencontres avec les syndicats auraient été annulées avant l’annonce des changements. Ils déplorent « une manière unilatérale » d’agir de Santé Québec dans ce dossier.

« On observe une détérioration du service depuis au moins trois ans », soutient par communiqué Jeanne Campeau-Devlin, vice-présidente aux relations de travail de la FIQ-Syndicat des professionnelles en soins de la Capitale-Nationale (FIQ-SPSCN). « À l’origine, il s’agissait d’un milieu organisé pour une réadaptation fonctionnelle intensive 24 sur 24, mais, depuis trois ans, on est plutôt sur une formule « hôpital de jour », du lundi au vendredi » explique-t-elle, « quand en plus on ferme physiquement le milieu pour de longues périodes, ça a un impact évident sur la qualité des soins et leur nature « intensive » ».

« Nos membres doivent faire partie de la solution », terminent les leaders syndicaux.

Photo : archives