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(Mise à jour) Sentier de la Rive : plus de 800 répondants au sondage en moins de 24 heures

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 18 fév. (5H00)
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On peut dire que c’est mission accomplie pour le Groupe Sentier de la Rive de Charlevoix (GSRC). En moins de 10 h, l’organisation militant pour une piste multifonctionnelle en bordure du littoral entre Petite-Rivière-Saint-François et La Malbaie a réussi à franchir la barre des 500 répondants au sondage lancé en ligne, mardi. Il s'agissait de l'objectif fixé par GSRC.

Mercredi matin, vers 7 h, ce chiffre avait grimpé à 818. « La firme Cocoriko nous disait qu’à 300, on aurait fait un beau job. On va continuer à travailler fort, à interpeller et à propulser le sondage. Si je me fie à ce que je vois là, on a le bon projet au bon moment », estime le président Claude Belley. Outre le nombre de répondants, l’appui au projet au moment d’écrire ses lignes est aussi significatif.

Parmi les sports que souhaiteraient pratiquer les 800 répondants sur cette piste, la marche trône au premier rang, suivi par le vélo et le ski de fond. Par ailleurs, 70.37 % d’entre eux disent avoir l’intention d’utiliser une telle infrastructure plus de 10 fois par année si l’accès était gratuit. Une majorité, 81.99 %, se dit aussi prêt à débourser un montant entre 25 $ et 125 $ pour se munir d’une carte d’accès annuel.

Du lot, 79.75 % des gens disent appuyer « très fortement » le projet, contre 11.72 % « fortement », 3.69 % « moyennement », 3.69 % « pas du tout » et 1.4 % « un peu ». À la question « à quel point pensez-vous que la population de Charlevoix appuie le projet », 48.59 % répondent « très fortement » et 38.43 % « fortement ».

Selon les sondés, la piste aurait un impact positif dans la santé et le bien-être de la communauté, l’industrie touristique et pour les sorties en famille.

Sans étonnement, les répondants croient à 89.46 % que le gouvernement devrait investir dans le sentier multifonctionnel s’il ne devait appuyer qu’un seul projet en bordure du littoral. Une proportion similaire, soit 90.22 %, estime que les candidats à l’Assemblée nationale devraient se prononcer publiquement pour ou contre un tel projet lors de la prochaine élection d’octobre 2026.

« Quand je regarde les résultats des gens, c’est extrêmement significatif, extrêmement positif. Dans la question de l’urne, on est à 90 %. C’est excellent », répond Claude Belley.

Pour répondre au sondage, cliquez ici.

Un sondage biaisé ?

Interpellé quant à la popularité du sondage, le maire de Petite-Rivière-Saint-François, Serge Bilodeau, a souhaité montrer l’autre côté de la médaille. Signifiant qu’elle « serait un atout pour la région », il qualifie de « biaisé » le sondage, jugeant que les répondants ne bénéficient pas d’une information complète pour réellement prendre position.

« Si ce n’est pas Chemin de Fer Charlevoix qui est propriétaire, ce sera le CN (Canadian National). Les gens devront comprendre que le chemin de fer est là pour rester, peu importe ce qui arrive avec le Train de Charlevoix. S’il n’existe plus, c’est CN qui récupère et la track va rester-là », dit l’élu, citant « des sources » lui rapportant que le CN n’aurait « aucune intention » de céder les rails du chemin de fer. « Aux dernières nouvelles, à moins qu’il y ait des changements majeurs, ça ne passera pas sur les rails », renchérit-il.

Dans ce scénario, il maintient que les coûts du projet seraient beaucoup plus élevés qu’anticipé. « Il faut dire la vérité aux gens. […] On se rallie, mais il faut que la piste soit faite [en bordure des rails] et c’est des coûts beaucoup plus haut ».

Claude Belley a d’autres sons de cloche

« Clairement, on ne parle pas aux mêmes personnes », rétorque Claude Belley, qui est assuré que le CN n’a « aucun intérêt » à prendre la responsabilité des rails du chemin de fer, notamment en raison des coûts associés à la mise aux normes des infrastructures. « Moi les informations qu’on me donne, au coût d’entretien et de main-d’œuvre, jamais ils voudront reprendre ça. Ils connaissent les rails et leur état. On n’y roule pas à 30 km/h pour rien », soutient-il, défendant la démarche.

« On a parlé à des ingénieurs ferroviaires. On ne sort pas ça d’un chapeau. […] Le politique l’aura en main et ils auront une décision à prendre quand le temps sera venu. »

Par ailleurs, Claude Belley maintient que le lancement du sondage n’est pas un affront au train touristique. « La question n’est pas : un train ou une piste cyclable. On dit simplement que si le train cesse ses activités, notre main est levée ».