Seule Baie-Saint-Paul recevra une demande de subvention du Train de Charlevoix
Date : 3 déc. (5H00)
« On s’est clairement fait dire que les municipalités ne sont pas en mesure de contribuer aux coûts d’opération », explique Mme Belley, directrice générale de Réseau Charlevoix. « La seule exception est Baie-Saint-Paul, en raison des retombées économiques importantes que le Train de Charlevoix génère ».
La position de la Ville de Baie-Saint-Paul n’est pas encore connue, à l’aube du dépôt du budget le 16 décembre. L’année dernière, le maire Michaël Pilote avait souligné que la somme de 10 000$ allongée pour la relance du Train était « dans les derniers montants qu’on leur octroie ». Il s’agissait alors d’une réduction drastique du montant annuel octroyé, qui avait déjà été coupé de 225 000 $ à 50 000 $ par les années passées.
Nancy Belley affirme que des demandes de subvention pourraient être déposées aux MRC durant l’année, mais « pour des projets spécifiques » qui ne sont pas annoncés. Cette démarche concorde avec la ligne directrice de la MRC de Charlevoix, en 2024, qui avait demandé à Réseau Charlevoix de se concentrer sur des demandes qui cadrent avec ses programmes. La MRC de Charlevoix-Est, elle, n’a pas contribué à la relance du Train.
« On recommence de façon identique », s’est réjouie Mme Belley lors d’un entretien au téléphone. « On est à la phase 2 d’un processus de 3 ans, et on se positionne de plus en plus au niveau du slow tourism ». En octobre, un communiqué évoquait une hausse de l’achalandage et une relance soutenue par un partenariat stratégique avec Groupe Voyages Québec (GVQ), devenu le distributeur exclusif des forfaits. « La restructuration était essentielle au succès du Train de Charlevoix […] et nous avons trouvé une formule qui assure la viabilité de notre modèle d’affaires », avait commenté Bruno Labbé, président du conseil d’administration de Réseau Charlevoix.
Chez les autres municipalités côtières, seul le maire de Petite-Rivière-Saint-François, Serge Bilodeau a une rencontre avec Mme Belley à l’agenda. Il s’agit d’une rencontre informative personnelle, confirme-t-il. Interpelé lundi soir, le maire des Éboulements, Emmanuel Deschênes, a indiqué qu’il n’avait pas été contacté.
