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Sondage du CALACS : 46 % des femmes répondantes victimes d’une agression sexuelle

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 17 août. (21H48)
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Le CALACS de Charlevoix a dévoilé les résultats du sondage sur les agressions à caractère sexuel dans la région, produite par la firme de sondage Léger.

Recueillies du 13 avril au 5 mai 2023, les données ont permis d’établir un portrait évocateur des réalités vécues par 500 résidents âgés de 16 ans et plus dans Charlevoix.

Parmi ceux-ci, 34 % ont déclaré avoir vécu une agression à caractère sexuel. Par contre, lorsque l’on regarde parmi les femmes répondantes, 46 % d’entre elles disent avoir vécu une telle agression. Du côté des hommes répondants, ils sont 22 % à avoir vécu une agression à caractère sexuel.

Parmi les types d’agressions vécues dans Charlevoix, on d’harcèlement verbal (22 %), d’attouchements non désirés (17 %), d’exposition aux parties intimes d’autrui (10 %), de réception de contenu non sollicité (9), d’espionnage dans l’intimité (6 %), d’obligation à une activité sexuelle sans pouvoir de consentement (5 %) et d’obligation à une activité sexuelle à la suite d’une menace (4 %).

Le sondage du CALACS rapporte également que « 52 % des agressions sexuelles se sont produites avant l’âge de 18 ans », dont 40 % avant 16 ans ». 74 % des répondants disant en avoir été victimes admettent qu’elles ont été commises par une connaissance.

« Dans 74 % des cas d’agressions, les victimes n’ont eu recours à aucune forme d’aide » souligne le document, et seuls 12 % sont allées en chercher auprès de proches.

Les résultats dévoilent aussi que dans moins d’une agression sur 5, la victime a dénoncé son agresseur aux autorités. L’incertitude sur les faits (15 %), la peur de se mettre la famille à dos (12 %), la peur de ne pas être cru (10 %) et la gêne ou la honte (10 %) sont les principales raisons expliquant cette retenue.

Les répondants indiquent également que « 45 % des cas de harcèlement sexuel se sont produits dans un lieu de travail ou d’études ».

À noter que 74 %, des sondés disent connaître le CALACS, mais 50 % disent connaître l’organisme jusqu’à un certain point. 92 % des femmes consulteraient le CALACS en cas d’agression et pour du soutien aux proches.

En terminant, l’exercice du CALACS dévoile que « les 16-34 ans sont les plus nombreux à avoir reçu un contenu sexuel non sollicité (photo de parties intimes, vidéo à caractère sexuel, etc.) ».