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Syphilis infectieuse dans la Capitale-Nationale : peu de cas dans Charlevoix

Écrit par Emma Jaquet Date : 12 nov. (11H13)
À la une Santé
La Direction de santé publique du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale a tenu un point de presse ce mercredi pour adresser la hausse marquée de cas de syphilis infectieuse sur le territoire.

Toutefois, Charlevoix semble épargné. Le CIUSSS de la Capitale-Nationale confirme que moins de 5 cas ont été enregistrés dans la région depuis le début de l’année. « Le taux d’incidence dans la région de Charlevoix est comparable à celui que l’on observe pour l’ensemble de la province », nous écrit l’organisation.

Ailleurs dans la Capitale-Nationale, le taux d’incidence se chiffre à 21,4 cas par 100 000 personnes alors qu’à travers la province, le taux est de 13 cas. La Capitale-Nationale se classe ainsi au 3e rang.

La Direction de la santé publique prévient que l’année 2025 pourrait battre des records puisque 169 cas ont déjà été détectés. Il s’agit d’une vingtaine de cas supplémentaires comparativement à l’an dernier.

La majorité des cas, soit près de 90 %, touchent des hommes ayant eu des rapports sexuels avec d’autres hommes, observe la Direction de la santé publique. Les femmes aussi peuvent contracter l’infection. Les cas sont d’ailleurs en augmentation avec 15 cas recensés en 2025. Dans un cas de grossesse, la maladie peut être transmise au fœtus, mais cela représente moins de 5 cas de syphilis congénitale depuis deux ans.

« La syphilis est souvent méconnue. Elle peut avoir des conséquences graves si elle n’est pas traitée », commente par communiqué Dre Nathanaëlle Thériault, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive à la Direction de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale. En effet, l’infection contagieuse ne présente pas forcément de symptômes et peut même être confondue avec d’autres maladies.

« Le dépistage et l’utilisation des méthodes barrières restent essentiels pour se protéger et protéger ses partenaires », ajoute Dre Thériault. Le condom et la digue dentaire sont « les moyens les plus efficaces pour se protéger des ITSS ».

La Direction de santé publique recommande un dépistage au début d’une grossesse et après une relation sexuelle avec un partenaire anonyme ou trois partenaires et plus dans l’année. L’organisation rappelle que le traitement est gratuit.

Pour se faire dépister, les personnes asymptomatiques peuvent prendre rendez-vous sur Clic Santé ou en appelant la ligne ITSS au 1-844-683-4877.

Pour les personnes présentant des symptômes, elles peuvent avoir recours aux Services intégrés de dépistage et de prévention des infections transmissibles sexuellement et par le sang, aux Cliniques d’infirmières praticiennes spécialisées, à leurs médecins de famille ou au Guichet d’accès à la première ligne (811, option 3).

Photo : archives