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Temps supplémentaires : le TAT demande aux syndicats de retirer leur mot d’ordre

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 23 juin. (11H11)
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Le tribunal administratif du travail (TAT) a tranché en faveur des employeurs dans leur récente requête de faire tomber l’adoption de nouveaux moyens de pression des syndicats des paramédics dans le cadre de leur conflit de travail entourant le renouvellement de la convention collective.

Jeudi dernier, les syndicats des paramédics associés à la CSN annonçaient la mise en place de nouveaux moyens de pression en réponse à la lenteur des négociations avec le gouvernement du Québec. Ils demandaient notamment aux travailleurs de différentes régions, dont de Charlevoix, de refuser combler volontairement des quarts de travail en heures supplémentaires.

Dans la décision rendu mardi, le TAT tranche que « tous les services prévus à une entente doivent être rendus » par les travailleurs et que les syndicats n’étaient pas en droit de demander à ses membres de ne pas accepter des heures supplémentaires volontaires. Dans sa décision, le TAT mentionne toutefois « qu’il n’est pas interdit aux paramédics de cesser de se porter volontaires pour travailler des heures supplémentaires, pour des motifs individuels qui leur sont propres et qui ne résultent pas du mot d’ordre syndical ».

« Ils peuvent aussi refuser de travailler pour une agence privée de placement de personnel si cette décision relève d’un choix individuel », poursuit le TAT.

« Conformément à la décision rendue par le TAT, nous retirons le mot d’ordre syndical concernant le temps supplémentaire et la main-d’œuvre indépendante », a simplement rédigé la FSSS-CSN sur ses réseaux sociaux.

Rappelons que les paramédics affiliés à la CSN sont sans contrat de travail depuis la mi-mars 2023.