Menu

Travaux sans permis : l’Auberge Beauséjour voit sa demande de PIIA refusée

Écrit par Kevin Vallée Date : 13 mai. (4H40)
À la une Les Éboulements
Un dossier délicat a fait surface entourant la rénovation de l’Auberge Beauséjour, lundi soir, à la séance de conseil municipal des Éboulements.

Initialement construit en 1911, l’Hôtel Cimon est devenu l’Auberge Beauséjour en 1945 et figure parmi l’inventaire du patrimoine bâti de la MRC de Charlevoix. La demande de PIIA (Plans d’implantation et d’intégration architecturale) pour l’installation d’une toiture en bardeaux a donc été refusée par la municipalité, en respect de sa propre réglementation qui stipule prioriser la toiture de tôle, permettant le bardeau d’asphalte seulement si la toiture actuelle du bâtiment en question en est recouverte. Selon les propriétaires de l’auberge, l’installation de la tôle aurait coûté quatre fois plus cher que le bardeau.

Le problème : l’Auberge Beauséjour avait déjà amorcé ses travaux de recouvrement sans faire quelconque démarche auprès de la municipalité pour l’obtention du permis, et ce malgré l’interdiction de travaux. La moitié de la toiture aurait été complétée sans permis.

Le Comité consultatif en urbanisme (CCU) a tenu une rencontre d’urgence pour statuer sur une position en vue de la séance de conseil municipal de lundi soir, et une rencontre additionnelle a par la suite été prévue la semaine prochaine avec les propriétaires.

Ceux-ci se sont présentés à la période des questions, lundi, pour interpeler le conseil à ce sujet. « On a des règlements et il faut les respecter, c’est une question d’équité », a répondu le maire, Emmanuel Deschênes. « C’est aux gens d’en prendre connaissance », complète-t-il, bien qu’il se dise très conscient de la réalité économique difficile. L’élu affirme que « s’il y a un problème dans la réglementation, [le conseil] le corrigera ». Notons toutefois que le PIIA est encore frais, alors qu’il a été élaboré au cours des dernières années et adopté l’an dernier.

Les propriétaires de l’Auberge Beauséjour, qui en ont fait l’acquisition il y a quelques semaines après plusieurs mois de négociations, n’ont pas souhaité pour l’instant commenter davantage le dossier préférant attendre la rencontre de la semaine prochaine avec la municipalité. Ils nous ont toutefois indiqué que l’objectif de leurs travaux était de réparer la toiture abîmée avant le début de la saison et que leur intention n’est aucunement de dénaturer le bien patrimonial. Un oubli serait à l’origine de l’absence de permis, nous précise-t-on.

Le co-propriétaire, Mathieu Morin assure que lui et sa famille souhaitent « s’intégrer à la communauté » et « redonner à l’auberge et à la communauté ».