Un retour à l’école jugé encore trop hâtif pour l’industrie touristique
Date : 25 août. (5H00)
Même si la problématique revient année après année, elle exaspère tout autant les entrepreneurs, nous explique Dominic Bergeron, du Camping au Bord de la Rivière et président de Camping Québec.
La semaine dernière, celui-ci aura perdu deux de ses sauveteurs assurant la sécurité de sa piscine extérieure. L’impact est tel que Dominic Bergeron n’est plus en mesure de l’ouvrir en semaine jusqu’à la fin de la saison, une situation répétée dans l’association de Camping Québec.
Plutôt que de terminer au printemps et de quitter en plein été, l’entrepreneur aimerait décaler l’horaire de la rentrée de deux semaines, un gagnant-gagnant pour tous :
D’autres modèles près du Québec ont démontré qu’il est possible de procéder à des changements d’horaire, dont l’Ontario et le Manitoba. « Clairement que tout le monde se pose la même question que moi : pourquoi, quand c’est logique et facile, on rend ça compliqué et on embarque de la bureaucratie là-dedans ? », questionne Dominic Bergeron :
Dominic Bergeron signale également que les parents s’arriment avec le retour à l’école et le calendrier scolaire de leurs enfants pour eux-mêmes. « Les gens qui ont des enfants, inévitablement, à la mi-août, ils ne voyagent plus, ils ne font plus de tourisme », déplore-t-il.
En repoussant la rentrée scolaire et en offrant deux semaines de « vacances » supplémentaires en août aux familles, le président de Camping Québec estime que cela aiderait aussi à diminuer considérablement le surachalandage de la fin juillet dans les régions touristiques comme Charlevoix. « Ça fait une surpopulation dans le tourisme. On refuse des gens ! »
Rappelons qu’en 2019, l’ancienne Commission scolaire de Charlevoix avait repoussé la rentrée scolaire afin d’accommoder l’industrie touristique. « Le calendrier scolaire tel qu’on le connaît, il est difficile pour les employeurs parce que, lorsqu’on est en pleine période touristique, la main-d’œuvre étudiante part pour le retour aux études. Ça crée une situation de rareté de main-d’œuvre vraiment importante pour notre territoire », avait témoigné à Radio-Canada le directeur de Tourisme Charlevoix de l’époque, Jacques Lévesque.

