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Une chercheuse des Éboulements pour sauver le lac Nairne ?

Écrit par Nathaniel Pouliot Date : 7 août. (11H43)
À la une Saint-Aimé-des-Lacs
Cela fait maintenant quelques mois que le lac Saint-Aimé-des-Lacs est méso-eutrophe et envahi par le myriophylle à épis. comme plusieurs autres lacs au Québec. Une chercheuse des Éboulements pourrait potentiellement avoir trouvé un remède pour permettre le rétablissement du plan d'eau.

Céline Vaneeckhaute est chercheuse à la Chaire de recherche du Canada en récupération des ressources et en ingénierie des bioproduits à l’Université Laval, en génie chimique. Elle et son équipe ont déjà commencé à travailler sur le lac Saint-Augustin, à Saint-Augustin-de-Desmaures, qui est lui aussi touché par le myriophylle à épis, mais se trouve dans un état beaucoup plus précaire.

« Avec les recherches, nous savons que le myriophylle à épis se nourrit et se reproduit en utilisant du phosphate », explique Mme Vaneeckhaute.

Elle a créé un type de résine spécial qui permet d’absorber le phosphate, empêchant ainsi le myriophylle à épis de s’en nourrir. La chercheuse indique qu’elle dispose de différentes solutions pour extraire le phosphate contenu dans les lacs, notamment en créant des îlots de plantes qui nécessitent du phosphate :

Céline Vaneeckhaute explique que, pour l’instant, le projet est subventionné par le gouvernement et, en partie, par la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures. Plus de 300 000 $ ont été investis au cours des trois dernières années.

Elle affirme que la municipalité de Saint-Aimé-des-Lacs ne l’a toujours pas contactée, mais qu’elle serait heureuse de travailler sur le lac Nairne :

Selon la chercheuse, l’implantation de cette nouvelle résine est sécuritaire et ne devrait pas aggraver l’état d’un lac envahi par le myriophylle à épis.

PHOTO – photo de l’éclosion d’algues bleues au lac Nairne à l’été 2024 – Courtoisie Karl Tanguay-Verreault