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Valorisation animale : Jean Robert-Audet expérimente avec la « bombe nutritionnelle »

Écrit par Kevin Vallée Date : 2 fév. (5H00)
À la une Santé
Jean-Robert Audet ne cesse d’innover. Infatigable promoteur d’un Centre de valorisation animale (CVA) pour Charlevoix, l’entrepreneur agroalimentaire cherche sans relâche à maximiser l’utilisation des carcasses. Mais c’est chez le médecin, dans un tout autre contexte, qu’une nouvelle idée a germé. Intrigué par l’origine du collagène, il s’est lancé dans une série d’expérimentations qui l’ont mené à créer un produit qu’il décrit comme « exceptionnel », capable de valoriser « encore mieux » les rebuts.

Propriétaire de la Boucherie Ferme Jean-Robert Audet, il s’est ensuite plongé dans des ouvrages sur le régime humain et ses impacts sur le corps depuis l’ère préhistorique. Sa conclusion aura été que l’humain moderne a délaissé les parties les plus nutritives de l’animal au profit d’une viande rouge maigre, dépourvue de gras. « Plusieurs ont du dédain, mais nos grands-parents mangeaient ces parties-là. On a perdu cette habitude très rapidement », soutient-il.

Ainsi, la « bombe nutritionnelle » est née. Issue d’une ébullition lente d’une durée de 108h, il s’agit d’une extraction bio digestible et ultraconcentrée réunissant tous les ingrédients bénéfiques à la santé, mais que les consommateurs ne veulent plus nécessairement manger. « Tout est dans un petit pot », note M. Audet, fier de sa création.

Selon lui, le produit a le potentiel d’être plus efficace que n’importe quelle pilule regroupant ces mêmes éléments, citant des recherches selon lesquelles les nutriments sont mieux absorbés dans leur forme naturelle, accompagnés de la matrice complète, soit les acides aminés, les minéraux, les vitamines, les protéines, et bien d’autres composantes. La « bombe » inclut les os, les tendons, les tissus conjonctifs, la moelle et le gras.

Convaincu de la qualité de son produit, Jean-Robert Audet doit toutefois composé avec ses propres limites. Il se questionne toutefois à savoir s’il pourrait s’agir d’une solution à plus grande échelle. « J’ai beau chercher, je trouve rien de semblable », promet-il. Un projet-pilote de CVA permettrait d’effectuer des tests de façon plus encadrée.

M. Audet croit d’ailleurs que le sujet ferait un bon sujet de maîtrise pour tout étudiant agroalimentaire qui voudrait s’y pencher. « J’aimerais que des portes s’ouvrent », espère celui qui enverra une missive à tous les médias québécois au début du mois de février.