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« Voici notre dernière offre, sinon on ferme la montagne » : le Syndicat décrit les négociations avec le Massif

Écrit par Kevin Vallée Date : 20 jan. (8H25)
À la une Petite-Rivière-Saint-François
Au lendemain de l'annonce de la fermeture du Massif de Charlevoix pour la saison hivernale, la présidente du Syndicat des salarié(es) du Massif (CSN), Annick Simard, a livré une première entrevue au FM Charlevoix depuis le début de la grève générale illimitée. « À la demande des membres », celle-ci a voulu rétablir la ligne du temps, déplorant la désinformation qui a circulé.

Mme Simard est d’abord revenue sur la fameuse rencontre qui a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi dernier, au terme de laquelle le Massif de Charlevoix a transmis un communiqué aux médias leur informant d’une fermeture, le 20 janvier, si le Syndicat refusait l’arbitrage et l’offre du conciliateur. Elle considère que le camp patronal ne s’est pas présenté avec l’intention de négocier et de faire des compromis, mais bien en mode menaces et ultimatums.

« On ne pensait pas se rendre en grève », commente-t-elle. « On a toujours été capables de s’entendre ». Lorsque le Massif a quitté la table de négociation, à l’aube d’une première journée de grève, il est devenu évident qu’il faudrait exercer ce droit.

Critiqué pour son recours rapide à la grève générale illimitée, le Syndicat réplique en rappelant qu’il s’agit d’une réalité de négociations pour un emploi saisonnier.

Concernant les retombées négatives sur la région, en pleine saison hivernale, Annick Simard assure que cette réalité a été fortement considérée, lundi. « Au-delà de nos emplois, la région est importante », indique-t-elle, spécifiant toutefois que Charlevoix ne se résume pas seulement au Massif. Elle martèle que la décision de fermer la montagne est celle du Massif, et non du Syndicat, qui a mis tous les efforts pour ne pas se rendre là.

L’arbitrage n’était « pas du tout une option », selon Mme Simard, qui nous apprend également que le Syndicat a voulu vérifier s’il était vrai que le Massif n’avait pas la capacité de payer, à l’aide d’une firme externe, et que si tel était le cas, l’offre aurait été revue à la baisse. L’employeur aurait toutefois refusé cette avenue.

Pour l’entrevue complète :