Les personnes handicapées veulent un meilleur accès aux commerces
Pas de rampes d’accès, portes trop lourdes, toilettes inadaptées et pas d’espace pour les fauteuils roulants : les personnes à mobilité réduite sont bien accueillies qu’à peu d’endroits dans Charlevoix, alors qu’ironiquement, une maladie orpheline d’ataxie spastique porte le nom de notre région.
François Thivierge et Joseph Lavoie, tous deux en fauteuil roulant, font valoir que des accès adaptés aux commerces profiteraient à beaucoup de monde, oui aux 15% de la population à mobilité réduite, mais aussi aux poussettes et aux personnes âgées, ces dernières qu’on souhaite voir demeurer plus longtemps à la maison.
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Les deux hommes informent que des programmes gouvernementaux permettent de défrayer jusqu’à 75% des coûts des travaux pour adapter un commerce, avec toutefois certains critères à respecter.
Des rampes trop étroites faites en bois par des bricoleurs du dimanche et des stationnements trop petits sont monnaie courante. « Il y a des normes à respecter » martèle François Thivierge. « Une simple porte sans-seuil peut faire toute la différence », ajoute-t-il.
Campagne de sensibilisation
L’Association des personnes handicapées de Charlevoix a commencé à contacter des commerces pour les sensibiliser. Les réponses obtenues ne sont pas toujours celles auxquelles s’attendait François Thivierge.
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L’organisme souhaite donc se faire entendre à la Chambre de commerce de Charlevoix, auprès des deux MRC et au bureau de la députée provinciale en plus de distribuer un dépliant informatif un peu partout l’an prochain.
François Thivierge reconnait que les personnes handicapées n’ont pas la réputation de « parler fort », mais que cette fois, son groupe et lui ne lâcheront pas le morceau. Ils sont tannés de vivre en « pandémie » à l’année.
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Les personnes handicapées invitent aussi les villes et organisateurs d’événements à penser à elles. « On aime ça aussi aller à des spectacles, mais les petites toilettes chimiques ne sont pas adaptées pour nous. Ça se loue, des grandes toilettes adaptées, il suffit d’y penser » lance François Thivierge. « Quand on va quelque part et que la salle de bain n’est pas adaptée, bien on doit retourner chez nous. Alors on n’y va simplement plus » termine Joseph Lavoie.
