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Saint-Urbain implantera des minimaisons pour le projet Au cœur du village

Écrit par Emma Jaquet Date : 2 juil. (21H22)
À la une Saint-Urbain
La municipalité de Saint-Urbain a présenté les détails de la phase 2 du projet domiciliaire Au cœur du village qui comprendra des minimaisons.

Le projet, qui datait de plusieurs années, prendra forme sur la rue des Basques avec 22 terrains.

Les minimaisons seront faites sur mesures et pourront inclure des chambres, une cuisine, une salle de bain et un sous-sol selon les besoins des clients. « C’est nouveau dans Charlevoix. Il n’y a pas de possibilité de construire des maisons sur des terrains abordables », avance Vincent Beaulieu, chargé de projets chez Construction Rosaire Guay, l’entreprise responsable du projet.

Le coût d’une minimaison se chiffrerait à partir de 159 000 $. Un terrain de 400 mètres carrés ou moins avec services se situerait entre 6 000 $ et 13 000 $. Pour Vincent Beaulieu, l’objectif avec ce projet est de faciliter l’accès à la propriété par des prix abordables. Les nouveaux arrivants, les aînés pour qui une maison devient trop grande, une nouvelle famille ou un jeune couple qui s’installe dans la région sont les clientèles ciblées et non pour des résidences touristiques.

« L’intégration a été faite en pensant aux voisins environnants », explique Vincent Beaulieu en ajoutant que le niveau des petites résidences sera plus basse et discret pour éviter de bloquer la vue. La gestion des eaux pluviales sera effectuée de façon durable, selon le chargé de projets. « Éviter des gros bassins qui vont prendre de l’espace et se servir des terrains, c’est dans l’optique de ne pas trop nuire à l’écosystème », ajoute le chargé de projets. Des zones de végétation pourront également servir à absorber l’eau.

« Tout est pensé comme une maison », a fait valoir M. Beaulieu.

Selon le directeur général de Saint-Urbain, Martin Guérin, « au cours de la dernière année et auparavant, il y a une mouvance de la construction. » « On a vu beaucoup de développement avec des terrains de bonnes dimensions pour accueillir du résidentiel standard. De ce côté-là, le conseil a voulu changer la vision de la construction. Comment on peut faire pour trouver une solution rapide aux logements sachant que les blocs coûtent cher et sont difficile à rentabiliser », a-t-il ajouté en s’adressant aux citoyens présent dans la salle.

Pour la mairesse, Claudette Simard, « les minimaisons peuvent répondre à un besoin ».

Le projet prendra encore quelques temps avant de voir complètement le jour. « Cette année, il n’y a aura pas grand-chose. Il reste des demandes à faire au gouvernement », a fait savoir Martin Guérin. L’année 2025 est visée.

Une maison modèle au coût de 250 000 $ sera implantée, à la mi-juillet, dans le secteur. Des portes ouvertes seront annoncées.

Photos : courtoisie