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Avenir du chemin de fer de Charlevoix : pourquoi pas le train de marchandises ?

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 21 fév. (5H00)
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Alors que les discussions sur l’avenir du chemin de fer entre Québec et Charlevoix se poursuivent, que ce soit par un retour d’un train touristique ou par l’établissement d’une piste cyclable, des voix s’élèvent pour que le train de marchandises effectue un retour dans la région.

Bertrand Dion, un citoyen connu pour avoir œuvré dans le domaine ferroviaire longuement, entre autres dans Charlevoix à l’époque du Tortillard du Saint-Laurent lancé par Jean Leblond en 1984 et 1985, croit qu’il s’agit ici d’une solution claire à l’enjeu de rentabilité du Train de Charlevoix, qui a cessé ses opérations en décembre 2024.

Pour M. Dion, il ne fait aucun doute que la discussion soit différente si les trains de marchandises y étaient admis, notamment pour desservir des entreprises comme Domtar, Solugaz ou, possiblement, la future usine GALV-Éco de Saint-Urbain. Cette avenue aurait permis à l’organisation de s’affranchir d’une dépendance aux subventions, un des défis premiers du secteur des transports en Amérique du Nord :

Bertrand Dion martèle que le retour du train de marchandises ouvrirait plusieurs portes à la région de Charlevoix, permettant la création de partenariat avec des entreprises de régions avoisinantes, comme la Côte-Nord, et réduisant la pression sur le réseau routier. Selon lui, l’embauche d’un commissaire industriel est d’autant plus pertinente dans le contexte actuel pour faire le point sur les bénéfices et déterminer les ressources nécessaires afin d’offrir une chance de relancer ce service :

« Je discutais avec un ami qui s’intéresse au dossier de la Gaspésie, qui est un bel exemple pour la région de Charlevoix. Il dit que tous les chemins de fer d’intérêt régional rêvent d’avoir un moulin à papier en bout de ligne. Ici, on là. », ajoute Bertrand Dion. Cette relance pourrait aussi devenir « un élément de stimulation dans le développement régional », entre autres au parc industriel de Clermont. Il signale aussi que la relance du train de marchandises n’empêcherait pas la présence du train de passagers, au contraire.

Le résident de Saint-Irénée croit également que de convertir le chemin de fer en piste cyclable ne peut pas être considéré, à moins que « toutes les options aient été essayées » et « qu’il n’y ait rien à faire ». Il rappelle que l’entretien d’une véloroute en bordure du fleuve coûterait aussi cher à entretenir que le maintien du chemin de fer.

« Avant de lancer la serviette, moi je souhaite qu’il y ait une réflexion en profondeur. On a tout avantage à le maintenir, surtout qu’aujourd’hui, ce chemin de fer serait impossible à construire. Essayez juste d’imaginer l’étude environnementale. […] C’est un trésor que l’on a, c’est un miracle qu’on l’ait encore et il faut absolument travailler à le maintenir et d’en venir à une utilisation accrue. », conclut-il.

Notre entrevue avec Bertrand Dion sera diffusée à notre prochaine émission du Samedi-Info, ce samedi 7 h.