Fin d’Environnement Plage : « une très mauvaise nouvelle » pour la Fondation Rivières
Date : 27 avr. (5H00)
La responsabilité pour les échantillonnages reviendra aux exploitants de plage. Le directeur général de la Fondation Rivières, André Bélanger soutient que la tâche est simple, mais qu’elle doit être bien exécutée. « Ici, ce qui manque c’est la formation et une sorte de mécanismes pour uniformiser, pour s’assurer que les prélèvements et analyses sont faits correctement », ajoute-t-il. Toutefois, il a confiance que les exploitants de plage continueront de faire des échantillonnages.
Reste que l’abolition du programme inquiète M. Bélanger. « C’est une très mauvaise nouvelle », estime-t-il ajoutant que son organisation avait critiqué auparavant le programme non pas pour l’abolir, mais pour l’améliorer. « On jette tout ce qui a été construit », déplore-t-il.
Dans Charlevoix, deux plages participaient au programme soit la plage du Camping le Genévrier et le lac Nairne à Saint-Aimé-des-Lacs. D’ailleurs, André Bélanger avait déjà critiqué la classification octroyée aux lacs ainsi que d’autres éléments comme étant défaillants au programme Environnement Plage. Au dernier bilan du programme, le lac Nairne obtenait une cote B. Pour M. Bélanger, plusieurs critères devraient être revus.
La Fondation Rivières s’inspire également de ce qui se fait en Europe où se sont des normes qui encadrent la qualité de l’eau et non des recommandations comme au Canada. Cette démarche oblige les gestionnaires de lieux de baignade de faire des suivis et d’identifier les facteurs de risques de contamination sur son site.
« Autant Environnement Plage donnait un gage de sécurité autant son absence va ramener l’incertitude et ça va juste nuire à la pratique d’activité de baignade », croit André Bélanger.
Il conseille aux baigneurs de ne pas se baigner dans une rivière s’il y a eu de la pluie dans les dernières 48 heures puisque des déversements d’eaux usées peuvent survenir. Dans un lac, il faut vérifier s’il y a une nidification d’oiseaux aux alentours puisqu’il s’agit de la principale source de contamination des eaux. Puis pour les campings, M. Bélanger recommande de vérifier s’il y a eu déversement d’eaux usées.
Pour les exploitants de plage, le ministère de l’Environnement rend accessible la documentation pour les recommandations à suivre.
Photo : archives

