CALACS de Charlevoix : des services maintenant plus accessibles aux femmes immigrantes
Date : 4 mai. (12H27)
En plus de la barrière psychologique, la barrière linguistique peut aussi freiner des victimes de violence conjugale dans leur démarche personnelle.
« L’accessibilité à une information adaptée et compréhensible est un levier essentiel de sécurité : elle permet aux femmes immigrantes de reconnaître la violence, de connaître leurs droits et d’accéder plus rapidement à l’aide. », souligne Sophie Fortier-Mallette, coordonnatrice du CALACS de Charlevoix.
Pour répondre à cette nouvelle réalité des nouveaux arrivants, le CALACS y va de plusieurs actions concrètes, notamment la traduction complète de son site Web en anglais, espagnol et arabe. Un dépliant simple, accessible et disponible en plusieurs langues ainsi qu’en version numérique, présentant les droits, recours et services en matière de violence sexuelle a aussi été lancés, en plus d’un sondage multilingue. Le matériel promotionnel et les vidéos seront aussi multilingues dorénavant. Ces vidéos seront entre autres diffusées dans les cours de francisation.
« Ces capsules ont été conçues pour répondre à un besoin exprimé sur le terrain : lever les craintes et préoccupations des femmes immigrantes face à l’utilisation des services du CALACS, notamment en abordant des inquiétudes liées à la confidentialité, à la compréhension linguistique et à la crédibilité de leur parole », exprime Geneviève Boily, responsable de l’intervention.
Par communiqué, le CALACS indique cette importante initiative a permis de renforcer les liens avec les partenaires locaux, dont les MRC, pour rejoindre davantage la communauté.
« Les apprentissages tirés de ce projet permettront au CALACS de poursuivre ses actions en matière d’accessibilité et d’adaptation des services, notamment en développant davantage l’adaptation du volet d’aide directe en phase II, qui regroupe l’ensemble des services offerts aux femmes et adolescentes victimes et à leur entourage ».

