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Villa Les Hirondelles : l’architecte Maryse Leduc à la défense des propriétaires

Écrit par Louis-André Jalbert, IJL – CIHO FM Charlevoix Date : 5 mai. (5H00)
À la une La Malbaie
La Villa Les Hirondelles a fait jaser le mois dernier à la séance publique à La Malbaie. Une mésentente à la table a forcé le conseil à voter sur l’avenir des fenêtres et de son nombre de carreaux, une modification qui peut sembler bénigne, mais qui ne l’est pas selon des protecteurs du patrimoine.

Une nouvelle intervenante a cependant souhaité réagir à cette saga, l’architecte Maryse Leduc. Détentrice d’une maîtrise en histoire et théorie de l’architecture à l’Université McGill et spécialisée en architecture écologique, c’est elle qui a obtenu le mandat des propriétaires afin de restaurant la résidence bâtie en 1926 par Jean-Charles Warren. Ses 35 ans de carrière viennent appuyer son pedigree, elle qui aura travaillé à plusieurs reprises dans des secteurs comme le Vieux-Québec et le Vieux-Montréal, où le patrimoine est maître.

Dans un premier temps, elle rapporte que les fenêtres qui ont fait débat avaient déjà été « dénaturées » par les anciens propriétaires en y apportant des modifications pour permettre leur ouverture par le bas. Elle souligne du même coup qu’il n’était pas possible pour les nouveaux acquéreurs de reproduire les fenêtres d’origine en respect du code du bâtiment et des normes énergétiques.

La solution proposée, celle de réduire le nombre de carreaux dans les fenêtres, devenait donc un compromis idéal entre le respect du patrimoine, du budget des propriétaires et la restauration à long terme du bâtiment. « Cette maison évolue dans le temps » :

Mme Leduc mentionne au passage qu’aucune règle de La Malbaie n’interdisait la modification des fenêtres. En réalité, bien que le Comité consultatif en urbanisme doit approuver toute modification, aucune règle n’établit que les fenêtres et son nombre de carreaux sont essentiels au cachet de la Villa Les Hirondelles.

Selon elle, il s’agit ici d’un sujet à aborder à la Ville de La Malbaie, qui aurait la possibilité de resserrer les règles du jeu sur son territoire pour s’assurer de cibler les besoins de préservation des résidences patrimoniales. Ceci étant dit, elle répète encore et toujours qu’il n’aurait pas été possible de reproduire les fenêtres originales :

Pour les défenseurs du patrimoine, l’architecte se veut tout de même rassurante que les propriétaires ont un souci du cachet patrimonial de leur nouvelle résidence. En toute humilité, elle croit sincèrement que la maison pourra remporter des prix et être reconnue pour sa protection du patrimoine :

« C’est de trouver le pont entre le respect du patrimoine et les normes d’aujourd’hui », résume Maryse Leduc. « Moi je pense que si M. Warren était encore avec nous aujourd’hui, je pense sincèrement que c’est ce qu’il ferait ».

Sur le territoire de la MRC de Charlevoix-Est, on dénombre plus de 1647 immeubles et biens patrimoniaux, dont plus de 900 seulement à La Malbaie.

Maryse Leduc sera en entrevue au Grand Réveil de Charlevoix ce matin vers 7 h 40.

Villa Les Hirondelles : « il faut être plus rigide »

CRÉDIT PHOTO – ÉDICARBO PHOTOS pour Sotheby’s International Realty Québec