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Charlevoix encore épargné par la maladie de Lyme

Écrit par Emma Jaquet, IJL - CIHO FM Charlevoix Date : 12 juin. (5H00)
À la une Santé
À l’arrivée de l’été, Charlevoix semble toujours dans une région épargnée par la maladie de Lyme. Toutefois, cela ne signifie pas que les tiques sont absentes du territoire.

D’après les chiffres du CIUSSS de la Capitale-Nationale, moins de 5 cas dont le lieu d’acquisition probable était dans la région administrative ont été enregistrés alors que la province en compte 927 cas. « Charlevoix, ce n’est pas une région où les tiques ont tendance à demeurer, être capable de se reproduire et à s’établir. Par contre, les risques ne sont jamais zéro », soutient la Dre Marianne Boisvert-Moreau, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive à la Direction de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale ajoutant que les tiques peuvent s’accrocher aux oiseaux migrateurs.

Il est également démontré que les changements climatiques ont un impact sur le déplacement vers le nord des tiques à pattes noires. L’INSPQ a aussi élaboré une carte sur des prévisions selon des scénarios climatiques sur les émissions de gaz à effet de serre.

Les municipalités de Petite-Rivière-Saint-François, Baie-Saint-Paul, Les Éboulements, Saint-Urbain, Saint-Hilarion, Saint-Irénée, La Malbaie, Saint-Siméon, Baie-Sainte-Catherine et le secteur de Sagard seraient favorables à l’établissement de tiques en 2080 selon un scénario d’émissions de GES modérées.

Dans un cas où les GES sont plus élevés sur un horizon de 2050, Petite-Rivière-Saint-François, Baie-Saint-Paul et Les Éboulements seraient des territoires propices à l’installation de tiques.

« Ce ne sont pas toutes les tiques qui sont elles-mêmes infectées par la bactérie qui cause la maladie de Lyme », tient toutefois à préciser Dre Boisvert-Moreau.

Présence de rougeur sur peau en forme d’anneau ou de cible, peu ou pas de démangeaisons, fatigue, fièvre, courbature, quelques symptômes peuvent être ressentis par la personne qui se mordre par une tique. Dre Marianne Boisvert-Moreau émet quelques recommandations.

« Une tique qui reste accrochée moins de 24 heures, il y a peu de chance qu’il y ait la transmission de la bactérie », avertit la médecin.

Il est recommandé de se promener dans les sentiers balisés pour éviter tout contact avec les herbes hautes et les amas de feuilles mortes, de portes des vêtements longs et clairs ainsi que des souliers fermés. L’application d’un chasse-moustique qui contient du DEET ou de l’icaridine peut également être préconisé. Après une balade en nature, il est préférable de prendre une douche rapidement, d’inspecter sa peau, d’examiner les enfants et les animaux de compagnie et de mettre les vêtements utilisés dans la sécheuse à température élevée pour une dizaine de minutes.

Photo : Capture d’écran – carte interactive de l’INSPQ