Menu

Vers une année record pour le Festival international du Domaine Forget ?

Écrit par Nathaniel Pouliot Date : 6 août. (10H57)
À la une Culture Saint-Irénée
Cela fait maintenant un peu plus d'un mois que le Festival international du Domaine Forget est en cours et il entre maintenant dans sa dernière ligne droite. Même si cinq spectacles demeurent à l’affiche, Mathieu Lussier, directeur artistique du festival, affirme que l’événement pourrait se diriger vers une année record.

C’est notamment le regain de popularité, entre auprès des nouvelles générations, qui pourrait expliquer ces bons résultats.

Mathieu Lussier affirme que cette édition du Festival international est un succès sur le plan des ventes de billets jusqu’à maintenant, soulignant que la plus grande réussite des dernières éditions du Domaine Forget est de voir un nombre grandissant de nouveaux visages découvrir la musique classique pour la première fois.

Le pari de l’équipe organisatrice est de faire découvrir et rayonner ce type de musique auprès du grand public. M. Lussier assure que l’équipe du festival travaille fort pour y parvenir, notamment en invitant une grande variété d’artistes afin de rejoindre différents publics et en proposant des spectacles à différents moments de la journée, de l’après-midi jusqu’en soirée :

Questionné sur la croissance de la musique classique, M. Lussier croit que cet engouement est attribuable au fait que les musiciens et le milieu de la musique classique brisent progressivement les stéréotypes qui y sont associés, comme l’idée qu’il s’agit d’une musique réservée aux personnes plus âgées. Il estime qu’il est important de déconstruire cette image élitiste qui entoure encore souvent le classique.

Selon lui, ces stéréotypes proviennent notamment de certaines traditions propres aux concerts classiques, comme le fait que les musiciens et le chef d’orchestre soient tournés vers l’orchestre plutôt que vers le public et qu’ils interagissent moins avec la foule que dans un spectacle de musique populaire. À son avis, cela a créé une certaine distance avec les spectateurs qui ne sont pas familiers avec ce type de prestation.

Le but premier de la musique classique est de susciter des émotions, et ce qui est remarquable, c’est que des œuvres composées il y a plusieurs siècles réussissent encore aujourd’hui à transmettre les mêmes émotions.

Il ne reste plus que cinq concerts avant la fin du festival : Bach éternel, vendredi soir, suivi de Marie-Hélène Hervieux (complet), Aux origines de la symphonie, Vienne immortelle et, finalement, le concert de clôture, Fleurs et couronnes.