Aire protégée : l’industrie forestière, le caribou et l’art du compromis
Date : 7 août. (4H40)
Entre les deux, les élus de Charlevoix, qui auront la difficile tâche de représenter les deux groupes lors des futures consultations pour que la région tire tous les bénéfices possibles du projet. Cette position sera d’autant plus particulière pour le maire de Saint-Hilarion, lui qui accueille l’un des importants employeurs de l’industrie forestière à l’intérieur de ses frontières, soit Groupe Lebel.
La scierie de Saint-Hilarion vient d’ailleurs se sortir d’un ralentissement de la moitié de sa production sans couper un seul poste, un exploit dans le contexte économique actuelle. Le maire Patrick Lavoie se réjouit évidemment de cette reprise complète de la production, au moins jusqu’au temps des Fêtes.
« Tant mieux que sa reparte. C’est certain qu’on a pas de pouvoir sur le contexte [économique] malheureusement, mais on va travailler sur ce qu’on a régionalement comme pouvoir [pour supporter] les entreprises », dit-il.
L’un des leviers sera notamment de représenter convenablement les acteurs de l’industrie forestière dans ce projet d’aire protégée, sans négliger l’aspect environnemental. La recherche d’équilibre sera la voie à suivre à la table des maires, selon lui :
Lorsqu’on lui pose la question, Patrick Lavoie croit toujours qu’il y a un univers où toutes les parties peuvent sortir satisfaites des futures consultations entourant le projet d’aire protégée, même si l’exercice risque d’être complexe.
À titre personnel, l’élu confirme qu’il n’aura d’autres choix que de prendre la défense de l’entreprise qu’il héberge. En négligeant les besoins de l’industrie forestière, il avance que les conséquences économiques pourraient être importante, et pas seulement pour sa municipalité :
Le mois dernier, Patrick Lavoie réclamait une table de concertation concernant l’avenir des forêts de la région, en collaboration des compagnies forestière, des élus, des Premières Nations, des groupes environnementaux et des citoyens. Cette proposition est d’autant plus pertinente dans le contexte de la création d’une aire protégée, estime-t-il.

