Santé du lac Nairne : de la bonne volonté, mais aucun plan de match, déplore l’APELN
Date : 4 sep. (5H00)
La requête survient quelques jours après la publication de notre reportage sur notre balade sur le lac Nairne, actuellement affecté par une importante éclosion de cyanobactéries.
L’APELN commente également à la suite d’une rencontre tenue la semaine dernière avec la municipalité, la MRC de Charlevoix-Est et l’OBV Montmorency-Charlevoix sur la condition des cours d’eau se déversant dans le lac, dans le cadre du comité d’action pour la survie du lac.
« La stratégie maintenant est de faire face à un seul enjeu et de l’étudier en profondeur lorsqu’on se rencontre », souligne Simon Cloutier. Même s’il est heureux de pouvoir discuter des différents enjeux, le président de l’APELN déplore qu’un plan de match peine encore à être établi pour diriger les utilisateurs du lac, même s’il s’agit de l’une de ses demandes principales à la municipalité depuis les derniers mois :
La dernière fois que la demande avait été portée publiquement à l’attention de la municipalité était lors de la séance publique du conseil du mois de juin dernier, lorsque la mairesse Jo-Annie Boulianne confirmait que la présence du myriophylle à épis était plus importante qu’anticipée dans le plan d’eau.
Cette soirée, en invitant la municipalité à se joindre à l’initiative, Simon Cloutier confirmait que l’Association allait faire appel au service du Regroupement des associations pour la protection de l’environnement des lacs et des bassins versants (RAPPEL) pour regrouper l’ensemble des données scientifiques amassées et établir les priorités d’action au lac Nairne.
À savoir si la municipalité a répondu positivement à cette démarche, Simon Cloutier dit toujours attendre un retour de leur part :
Pour expliquer cette nouvelle éclosion de cyanobactéries au lac Nairne, Simon Cloutier affirme simplement que le taux de phosphore y a « encore augmenté ».
« On est en progression constante depuis dix ans. Nous sommes passés d’un taux de 8 à 16, donc on a doublé les émissions de phosphore dans le lac. C’est la principale cause des algues bleues, c’est là qu’il est le combat, c’est là qu’il faut frapper », martèle M. Cloutier.
« On doit quantifier nos objectifs, avoir une stratégie concertée et avoir un engagement de tous les partenaires », conclut-il.
Dans notre reportage sur la nouvelle éclosion d’algues bleues, le citoyen André Simard, navigateur de longue date dans le secteur, se disait prêt à mettre les efforts nécessaires dans ce dossier. « Moi, je pense que tous les citoyens sont prêts à embarquer, mais il faut savoir quoi faire et comment le faire aussi », nous disait-il.

